
Alain Edouard Traoré, ministre de la communication
porte-parole du gouvernement.
Les vraies causes du départ de l’Alliance pour la Démocratie et la Fédération/Rassemblement Démocratique Africain (ADF/RDA) ne sont toujours pas explicites. Le porte parole du gouvernement, ministre de la communication Alain Edouard Traoré avait fait comprendre à la presse que les négociations n’avaient pas abouti avec l’ADF/RDA pour la formation du gouvernement. Les pourparlers se poursuivraient. Lors des vœux 2013 de l’ADF/RDA le 03 janvier à Ouahigouya, le président du parti ,Gilbert Noël Ouédraogo a fait savoir aux médias la raison de la non participation de l’ADF/RDA au gouvernement en paraphrasant le ministre de la communication que les négociations n’avaient pas abouti. Il a cependant apporté une précision selon laquelle l’offre était supérieure. Dans le précédent gouvernement, l’ADF/RDA disposait de 2 portefeuilles ministériels à savoir le ministère des transports, des postes et de l’économie numérique, et le ministère délégué chargé de l’alphabétisation. Le premier dirigé par Gilbert Noël Ouédraogo et le second par Zakaria Tiemtoré.

- Me Gilbert Noél Ouédraogo, président de l’ADF/RDA
Par offre supérieure, on pourrait imaginer que plus de 2 postes ministériels auraient été proposés à l’ADF/RDA. Il reste à savoir la teneur de l’offre. Si ce sont des portefeuilles ministériels de moindres envergures que les transports et autres, l’ADF/RDA pourrait décliner l’offre. Si le parti au pouvoir (CDP), un allié très concurrentiel de l’ADF/RDA veut pousser ce parti vers la sortie, il pourrait lui proposer des ministères tout en sachant que cela ne lui conviendrait pas. Le partenariat entre l’ADF/RDA et le CDP pour le soutien au programme présidentiel prend de plus en plus des allures d’une adversité intense pour ravir la majorité à la présidentielle de 2015.
L’ADF/RDA a déjà fait l’analyse comparative à partir des législatives et municipales 2012 que s’il s’agissait de la présidentielle, le parti serait deuxième. De sources concordantes, le CDP se dit convaincu de remporter la présidentielle de 2015 même si Blaise Compaoré ne se présenterait plus. Donc, le parti n’épargne aucun moyen pour contrer l’émergence d’un autre parti qu’il soit un allié du programme présidentiel ou pas. La manière dont le scrutin couplé de 2012 s’est déroulé, s’il s’agissait de la présidentielle soit le CDP l’emportait avec un score autour de 50 à 60 % ou un second tour possible interviendrait. Avec la biométrie et la dizaine de partis politiques qui ont une certaine audience au Burkina, les scores soviétiques de 80% seront de plus en plus difficiles à obtenir par un seul parti. Toute la classe politique nationale en est objectivement consciente. Les préparatifs de la présidentielle 2015 ont donc commencé subtilement.
Samedi 05 Janvier 2013 Agence de Presse Labor www.laborpresse.net