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Daily Archives: 10 janvier 2013

Le Premier ministre se prononce sur le départ de l’ADF/RDA du gouvernement.

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Le Premier ministre Luc Adolphe Tiao

Le Premier ministre Luc Adolphe Tiao a animé une conférence de presse dans l’après midi du jeudi 10 janvier 2013 à la Primature. L’ordre du jour qui portait essentiellement sur la formation du gouvernement du 02 janvier 2013, a été l’occasion pour le Premier ministre de se prononcer sur le départ de l’ADF/RDA du gouvernement. Si antérieurement le porte-parole du gouvernement avait fait savoir que les négociations avec l’ADF/RDA n’avaient pas abouti pour son entrée au gouvernement mais que les pourparlers se poursuivaient, le Premier ministre quant à lui,  a apporté quelques précisions qui laissent croire que la rupture est consommée d’avec l’ADF/RDA. Pour Luc Adolphe Tiao, il n’y’a pas eu d’accord avec le parti ADF/RDA sur le nombre  et la configuration des portefeuilles ministériels pour sa participation au gouvernement. A la question de savoir si un accord venait à être trouvé ,est –ce que cela impliquerait un remaniement ministériel, le premier ministre a été sans ambages pour préciser que cela n’est pas à l’ordre du jour. C’est dire donc que la rupture est visiblement consommée entre l’ADF/RDA et le gouvernement. Le gouvernement actuel est une ouverture voulue par le Chef de l’Etat, non seulement pour des partis de la mouvance présidentielle mais aussi pour ceux de l’opposition pour apporter leur pierre à l’édification d’une nation économiquement orientée vers le progrès et le renforcement de la bonne gouvernance.

L'armada de la presse pour poser des questions au Premier ministre, lui-même journaliste d'origne.

L’armada de la presse pour poser des questions au Premier ministre, lui-même journaliste d’origne.

  Les questions de la presse ont aussi évoqué les problèmes sociaux récurrents comme les récentes grèves des agents de la santé, les retards dans les calendriers académiques de l’Université de Ouagadougou, l’épineuse problématique des loyers exorbitants au Burkina particulièrement à Ouagadougou. Le Premier ministre annonce des mesures concrètes pour les revendications et préoccupations du secteur de la santé d’ici à la fin du mois de janvier 2013 et des instructions ont été données au nouveau ministre de la santé dans ce sens. De même une décision est attendue sur la situation de l’Université de Ouagadougou courant fin janvier également. Un projet de loi serait en vue pour règlementer les loyers au Burkina. Le chef du gouvernement qui a salué la bonne tenue des élections législatives et municipales 2012, a rendu un hommage à tous les citoyens qui ont contribué à cette situation. Aussi, a-t-il lancé un appel à tous les acteurs de la vie nationale à œuvrer pour le renforcement de la paix sociale au Burkina Faso.

Jeudi 10 Janvier 2013               Agence de Presse Labor www.laborpresse.net

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Mali : affrontements entre militaires et islamistes après une tentative d’attaque

D’intenses affrontements ont été signalés le 9 janvier dans les environs de Konna, dans le centre du Mali sur la ligne de démarcation qui sépare le Nord contrôlé par les islamistes du sud du pays. Des sources militaires maliennes invoquent une tentative d’incursion des combattants islamistes qui aurait été repoussée. C’est la première fois en neuf mois que l’armée régulière et les jihadistes s’affrontent sur la ligne de partage du pays, une ligne dont s’étaient rapprochés ces derniers jours des groupes jihadistes. Un calme précaire semble être revenu. Aucun bilan n’est disponible pour le moment.

 

C’est une première depuis neuf mois. L’armée malienne et les jihadiste s’affrontent sur la ligne de démarcation. Nous sommes là à environ 700 kilomètres au nord de Bamako. Les combats ont eu lieu entre Konna (environ 70 km au nord de Mopti), sous contrôle
gouvernemental, et Douentza (145 km au nord-est de Mopti), sous contrôle des islamistes.

Dans le camp des jihadistes, il faut compter les combattants d’Aqmi, al-Qaïda au Maghreb islamique, d’Ansar Dine, du Mujao, Mouvement et même et des éléments de la secte Boko Haram.

Cela a tiré de tous les côtés. Mais selon une source indépendante contactée par RFI, l’armée malienne a déployé de grands moyens des blindés et surtout un renfort en hommes arrivé du sud du pays.

Aucune des deux forces n’avance pour le moment un bilan. Et il semble bien que même si ce sont les premiers affrontements de cette envergure, ils risquent de n’être pas les derniers. Dans la nuit de mercredi à jeudi, l’armée malienne s’est déployée dans toute la région, avec un équipement, dit-on, adapté.

Et ce jeudi, une réunion de l’état-major est envisagée ici à Bamako pour faire le point de la situation, alors qu’en face, très probablement, les jihadistes, qui peuvent être redoutables, s’organisent également.

Réactions contrastées aux manifestations

Sur le plan politique, plusieurs centaines de personnes ont manifesté mercredi à Bamako et Kati, siège de la junte, pour réclamer notamment des « concertations » sur la transition au Mali, et le départ du président intérimaire Dioncounda Traoré qu’elles accusaient de trahison. L’appel à manifester a été lancé par plusieurs organisations, dont des coalitions politiques partisanes du coup d’Etat militaire du 22 mars au Mali.

Comme la COPAM-Forces vives (coordination des organisations patriotiques du Mali) l’une des organisations qui a lancé l’appel à manifester hier et qui appelle à une nouvelle manifestation ce jeudi pour réclamer la tenue de concertations nationales. Hamadoun Guindo, son président s’en explique.

 

Des soldats de l'armée malienne.

Des soldats de l’armée malienne.

AFP/Kambou SIA

 
Hamadoune Guindo

Président de la COPAM-Forces vives

  »Ce n’est pas au président intérimaire Dioncounda Traoré de décider tout et tout seul. Nous avons besoin de débattre de tout cela. Il faut donc négocier. »

A l’inverse, Amadou Koïta, porte-parole du FDR, Front du refus, qui a tenu une réunion extraordinaire suite à la manifestation, condamne avec la plus grande fermeté l’initiative des groupes politiques à l’initiative du sit in.

 

 
Amadou Koïta

Porte-parole du FDR, Front du refus

  »Au moment où les islamistes se donnent la main pour déstabiliser le Mali. L’armée malienne n’a pas besoin d’un conflit au sommet de l’Etat. La leçon que doit donner le peuple malien c’est celle de l’unité. »

 

Objectifs divergents

Les uns exigent la tenue d’une conférence nationale souveraine, un peu comme celle qu’a connue le Bénin, dans les années 1990. Les autres répondent qu’il n’en est pas question.

Les premiers forment une coalition au sein de laquelle on retrouve partis politiques et associations et syndicalistes maliens. Les seconds réunis au sein du Front uni pour la sauvegarde de la démocratie et de la république, FDR, comptent également de « grosses cylindrées » de la classe politique malienne, des associations et des syndicats.

Entre les deux groupes, c’est pour le moment, la guerre des communiqués. Si pour le premier groupe, qui organise actuellement les marches, obtient gain de cause, il faut s’attendre à une dissolution de l’Assemblée nationale, les pleins pouvoirs pour des alliés désignés et même probablement l’instauration de régime déception avec l’élaboration d’une feuille de route.

En revanche, si c’est finalement le FDR qui remporte la bataille, l’Assemblée nationale devrait rester en place et la feuille de route sera probablement présentée devant les députés.
Pour le moment, il se dit ici, sans véritable preuve, que les deux camps ont des soutiens civils et militaires.

Sur le plan diplomatique

Dans ce contexte tendu, les diplomates défilent à Bamako : Djibril Bassolé, l’envoyé du médiateur de la Cédéao, était le 9 janvier dans la capitale malienne pour une journée marathon, avant de rentrer à Ouagadougou où il doit s’entretenir ce jeudi avec le corps diplomatique sur la situation malienne puis recevoir la presse.

Aujourd’hui, c’est Romano Prodi, l’envoyé spécial de l’ONU, qui sera à Bamako, une visite qui coïncidera avec celle de Pierre Buyoya le représentant de l’Union africaine pour le Mali. Pierre Buyoya qui avait prévu ce déplacement depuis au moins une quinzaine de jours, bien avant les derniers événements au nord du pays et les manifestations d’hier dans la capitale malienne.

De son côté, le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan, en visite au Niger hier, a souhaité une solution « rapide » de la crise au Mali voisin, préconisant, mais en dernier recours, une action militaire à laquelle la Turquie pourrait « coopérer ».

Il n’y a pas de discussion en cours au sein de l’Otan sur une possible participation à une force internationale au Mali, a indiqué mercredi un responsable de l’Alliance atlantique. La veille, le président en exercice de l’UA, le Béninois Thomas Boni Yayi, a provoqué une certaine surprise en déclarant lors d’une visite au Canada, qu’il souhaitait que l’Otan participe à la coalition internationale qui doit être formée pour aider le Mali à reconquérir le nord du pays.

Robert Fowler, un ex-diplomate canadien qui fut kidnappé au Niger, il y a quatre ans (avec son collègue Louis Guay), et détenu pendant quatre mois dans le nord du Mali, croit au contraire que les pays de l’Otan et notamment le Canada devraient apporter leur contribution.

Source:rfi.fr

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Jeudi 10 Janvier 2013         Agence de Presse Labor

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Le corps diplomatique engagé pour le soutien au développement du Burkina Faso

 

Les chefs de missions diplomatiques et consulaires et les représentants des organisations interafricaines et internationales accrédités au Burkina ont présenté le 08 janvier 2013, leurs vœux de nouvel an au Président du Faso, Monsieur Blaise COMPAORE.

Cette cérémonie de présentation de vœux 2013 du corps diplomatique, au chef de l’Etat, a connu la présence des membres du gouvernement et des présidents d’institutions.

Trois allocutions ont ponctué cette cérémonie d’échanges de vœux entre le Président du Faso et le corps diplomatique. Le représentant du système des Nations unies au nom des Organisations internationales, le représentant de la Fondation 2Ie pour les Organisations interafricaines et le doyen des chefs de missions diplomatiques en la personne du Nonce Apostolique, ont tous rendu un vibrant hommage au Président Blaise COMPAORE pour sa politique de paix et de développement…

«Nous suivons avec intérêt vos démarches dans le cadre la médiation au Mali et permettez-nous de vous réaffirmer notre soutien pour votre engagement. Nous avons conscience que la route sera longue pour ramener une paix durable.
Nous sommes résolument à vos côtés et nous apprécions hautement les choix du Gouvernement avec l’instauration d’une communication claire à notre endroit et (…) les dispositions prises pour assurer la sécurité de tous», a déclaré le représentant de la Fondation 2Ie. Il a également salué les vertus de dialogue et d’écoute du Président du Faso: «Sur le plan national, votre engagement, on peut le dire aujourd’hui, a permis au peuple du Burkina Faso, de grandir et d’augmenter son capital de sympathie et de considération vis-à-vis de la communauté internationale. Vous avez su jouer la carte du dialogue et de la fermeté, ce qui a porté ces fruits; ce qui est un motif d’admiration pour la communauté toute entière».

Le Nonce Apostolique dans son discours, a mis un accent particulier la politique diplomatique du Burkina Faso sous les orientations de Blaise COMPAORE. Une diplomatie qu’il a qualifiée de « discrète mais audacieuse ». Avec la nomination de Burkinabè à la tête de la Commission de la CEDEAO, au poste de Directeur de cabinet de la présidente de la Commission de l’Union africaine (UA) et la tête du système des Nations unies contre la prolifération des armes, le représentant du Pape au Burkina a déclaré que «l’expertise burkinabè en la matière peut inspirer toute la sous-région ».

« Que le seigneur accompagne le Président du Faso dans sa quête de la paix et pour un Burkina émergent » a-t-il émis dans ses voeux.

Dans sa réponse aux vœux que lui ont formulés les acteurs de la diplomatie internationale au Burkina, le Président du Faso a réaffirmé son « engagement en faveur d’une coopération internationale dynamique et mutuellement fructueuse ». Aussi, a-t-il fait savoir que « le Burkina Faso s’investit dans ce sens, avec l’ambition forte d’apporter sa contribution à la construction d’une société mondiale épanouie et d’un futur rassurant pour l’humanité ».

Pour Blaise COMPAORE, « les résultats obtenus dans le rétablissement de la concorde au sein de bien des nations de notre continent, à travers les médiations que nous avons menées avec le concours de la communauté internationale, sont des motifs de satisfaction légitime et d’encouragement à poursuivre notre action de promotion du dialogue comme voie privilégiée de règlement des conflits et des crises politiques ».

Le corps diplomatique réitère son engagement à accompagner fidèlement le Burkina Faso

      dans sa politique de développement sous la conduite de Blaise COMPAORE.

 

En sa qualité de médiateur dans la crise malienne, le Président du Faso a informé les diplomates qu’il invitera à Ouagadougou dans les prochains jours, le Gouvernement de transition, les mouvements armés et les personnes ressources, « aux fins de poursuivre les pourparlers en vue d’aboutir à l’adoption d’un accord cadre visant l’arrêt définitif de toutes formes d’hostilités, le respect des droits humains et des libertés fondamentales au nord Mali, la création d’une plateforme de dialogue inter malien pour le règlement politique de la crise, dans un environnement institutionnel et sécuritaire propice à l’implication de tous les acteurs régionaux ».

Abordant le volet du développement national, Blaise COMPAORE s’est félicité des «progrès réalisés dans tous les domaines de la vie nationale en 2012, comme tout au long des années antérieures». Des progrès dont les acteurs qui accompagnent le Burkina Faso dans sa recherche permanente du bien-être ont su jouer leur partition: «Ces avancées dans la création des conditions essentielles à l’émergence sont le fruit de la détermination de l’ensemble des burkinabè et des appuis constants de tous nos partenaires au développement».

Avant de formuler à son tour des vœux de santé et de longévité aux Souverains, aux chefs d’Etat et de gouvernement représentés par les diplomates présents à cette cérémonie, le Président du Faso reste convaincu que paix et développement sont liés et se construisent aujourd’hui pour demain : «Notre devoir envers les générations présentes et futures est de promouvoir une paix durable, portée par la culture de la tolérance et de la solidarité. C’est en nous y attelant fortement que nous seront à même de remplir notre part de responsabilité vis-à-vis de la postérité».

La Direction de la Communication de la Présidence du Faso

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Jeudi 10 Janvier 2013        Agence de Presse    Labor www.laborpresse.net

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                Le Doyen du Corps Diplomatique au Président du Faso:

« Nous sommes très sensibles aux efforts que Vous déployez, de manière inlassable, pour l’avènement d’une Afrique et d’un monde de paix… »

Présentation des vœux du Corps Diplomatique
pour la nouvelle année 2013
à S.E.M. Blaise COMPAORE, Président du Faso
par S.E. Mgr Vito RALLO, Nonce Apostolique,
Doyen du Corps Diplomatique,
Ouagadougou, le 08 janvier 2013

- Excellence Monsieur le Président du Faso, Président du Conseil des Ministres et Chef de l’État,
- Excellence Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement,
- Excellence Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale,
- Excellence Monsieur le Président du Conseil Constitutionnel,
- Excellence Monsieur le Ministre des Affaires Étrangères et de la Coopération Régionale,
- Excellences Mesdames et Messieurs les Présidents d’Institutions,
- Excellences Mesdames et Messieurs les Membres du Gouvernement,
- Excellences Mesdames et Messieurs les Chefs de Missions Diplomatiques et Consulaires,
- Mesdames et Messieurs les Représentants des Organisations Internationales et Interafricaines,
- Messieurs les Directeurs Généraux du Ministère des Affaires Étrangères et de la Coopération Régionale,
- Mesdames et Messieurs les Consuls Honoraires,
- Honorables Invités,
- Mesdames,
- Messieurs.

C’est un grand honneur pour moi de prendre la parole, au nom de Leurs Excellences, Mesdames et Messieurs les Chefs de Missions Diplomatiques et Consulaires ici présents, pour formuler à Vous-même, Monsieur le Président, au Gouvernement, au Peuple burkinabè, à votre Épouse ainsi qu’à toute votre famille et à vos proches collaborateurs, nos vœux les plus chaleureux d’une bonne et heureuse année 2013 marquée par la paix, la croissance, la prospérité et le bien-être pour toutes et tous les Burkinabè.
Avant tout autre propos, permettez-moi d’exprimer à Votre Excellence, à l’ensemble du Gouvernement et à tout le Peuple burkinabè toute notre gratitude pour l’hospitalité chaleureuse et la sollicitude constante dont nous sommes l’objet, et pour la diligente et cordiale collaboration, qui nous permettent d’exercer en toute sérénité notre mission diplomatique au Pays des Hommes intègres.

Excellence Monsieur le Président,
L’année écoulée a été marquée par la crise financière mondiale et la persistance d’un certain nombre de tensions et de conflits qui affectent plusieurs régions de notre planète et dont les conséquences se répercutent sur les équilibres sociopolitiques et géostratégiques du monde entier. Autant de situations difficiles qui pourraient assombrir l’horizon du futur où se projette le meilleur de nos rêves et ambitions.
Toutefois, à côté de ce tableau par bien des aspects sombre, on peut dire que l’espoir reste permis au regard de cette volonté de convergence de vues et de synergie d’action qui reste la marque essentielle des relations internationales et en demeure le cœur.
Dans ce cens, le Saint-Père Benoit XVI nous rappelle que « que l’homme, la personne, dans son intégrité, est le premier capital à sauvegarder et à valoriser: «En effet, c’est l’homme qui est l’auteur, le centre et la fin de toute la vie économico-sociale » (« Caritas in veritate » n.25). « La dignité de la personne et les exigences de la justice demandent, aujourd’hui surtout, que les choix économiques ne fassent pas augmenter de façon excessive et moralement inacceptable les écarts de richesse et que l’on continue à se donner comme objectif prioritaire l’accès au travail ou son maintien, pour tous » (« Caritas in veritate » n.32).
À ce propos, je voudrais signaler, comme moment fort de cette volonté de dialogue, de concertation et de recherche commune de solutions aux problèmes entre les Nations, le Sommet de Rio+20 (Conférence mondiale des Nations Unies sur le développement durable, tenue du 20 au 22 juin 2012 à Rio de Janeiro), où les Nations se sont réunies en effet, comme une seule famille, pour réfléchir sur la problématique du développement durable face au défi de la question des ressources et de l’énergie. Ce sommet a ainsi été pour toute la planète un moment d’échange et de recherche concertée de solutions qui promeuvent le développement, dans un devoir de solidarité synchronique entre tous les peuples, et qui sauvegardent l’environnement, dans une exigence de responsabilité diachronique vis-à-vis des générations futures.

Excellence Monsieur le Président,
Dans ce concert des Nations, je voudrais saluer avec déférence l’apport du Burkina Faso dont l’action et les efforts diplomatiques, sous votre haute et clairvoyante responsabilité, s’inscrivent dans cette volonté de promouvoir la concertation et le dialogue dans la recherche de solutions adéquates aux défis que traversent le monde et la sous-région.
Une illustration de cet apport est votre engagement et celui de vos collaborateurs dans les différentes médiations qui ont porté des fruits très appréciés aussi bien dans la sous-région que par la Communauté internationale, sans oublier la présence de contingents burkinabè dans des opérations de maintien de la paix.
J’évoquerai bien volontiers aussi la situation du Mali revenu à la légalité institutionnelle, même s’il y a encore des efforts à faire, et qui retrouvera son intégrité territoriale, nous en sommes confiants, grâce à vos bons offices, conduits dans la patience et la persévérance, et en appui de la CEDEAO, de l’Union Africaine et de la Communauté internationale.
Dans le même sens, l’un des fruits marquants de cette action, dans la recherche d’un apaisement et d’une solution négociée et pacifique aux crises, a été aussi vos démarches efficaces en faveur de la sauvegarde et libération des otages, démarches dans lesquelles Vous et vos collaborateurs avez souvent joué un rôle de premier plan.
Je voudrais saisir ici l’occasion pour Vous traduire encore toute la reconnaissance émue de chacun de ces Pays dont un membre a été libéré pour la joie de toute une Nation et de tout un peuple.
Excellence Monsieur le Président,
Nous sommes très sensibles aux efforts que Vous déployez, de manière inlassable, pour l’avènement d’une Afrique et d’un monde de paix, selon cette sagesse du proverbe burkinabè bien connu : « Quand la case du voisin brûle, il faut lui porter énergiquement secours ». En effet, les menaces qui pèsent sur le Mali peuvent embraser toute la sous-région avec des conséquences inimaginables pour la paix et le développement de l’Afrique ainsi que des autres Nations voisines.
À ce propos, je voudrais citer les paroles pleines de sagesse du Pape Pie XII, prononcées le 24 août 1939 : « Rien n’est perdu avec la paix. Tout peut l’être avec la guerre ».
La paix est le premier maillon de tout développement véritable. C’est pourquoi donc, attentifs aux médiations que vous conduisez par la voie du dialogue − une voie difficile qui demande beaucoup d’engagement, de patience et du temps − pour préserver, ramener ou consolider ce bien précieux dans la sous-région, nos Pays respectifs et nous-mêmes ne pouvons que nous féliciter et Vous donner l’entière assurance de notre appui.
Le Burkina Faso, à travers sa Diplomatie, reconnue comme discrète mais audacieuse, apporte ainsi à la Communauté internationale, non seulement sa vision du monde mais aussi son savoir-faire montrant par là que, malgré la modicité de ses ressources, grâce au don de soi et à l’intelligence de ses hommes, on peut toujours apporter au concert des Nations un avis ou une solution efficace. Ainsi, l’élection d’un Burkinabè à la présidence de la Commission de la CEDEAO n’est pas seulement la juste récompense de tant d’efforts, mais la reconnaissance et la valorisation d’une expertise qui peut inspirer toute la sous-région. Il en est de même à l’échelle africaine ou mondiale, pour la nomination récente du directeur de cabinet de la Présidente de la commission de l’UA , Mme ZUMA, ou pour l’élection d’un Burkinabè comme Secrétaire Exécutif de l’ »Organisation du Traité d’Interdiction complète des Essais nucléaires ».

Excellence Monsieur le Président,
Même si les récents développements de la situation au Mali nous laissent encore espérer que le pire puisse être évité, il ne se fait aucun doute que le chemin à parcourir, pour une restauration définitive de la paix, reste parsemé de défis et s’inscrit d’ores et déjà dans la durée. Ce chemin sera donc encore long et difficile.
À cela s’ajoute l’afflux de réfugiés, dans la partie nord du Burkina, qui aggrave notamment la situation d’insécurité alimentaire des populations locales. En saluant cette générosité avec laquelle Vous avez manifesté votre solidarité vis-à-vis de ces hommes, femmes et enfants qui ont dû quitter leur patrie, nous poursuivrons, à travers le Haut Commissariat pour les Réfugies, tous les Etats et autres Institutions, les ONG et Associations nationales et internationales, notre appui solidaire pour développer à vos côtés des solutions d’urgence efficaces.
Aussi, nous implorons Dieu pour que cette crise se résorbe définitivement et rapidement, afin que la sous-région renoue avec la croissance et le développement de ces dernières années.

Excellence Monsieur le Président,
Nous avons suivi avec grand intérêt le développement de la vie nationale du Burkina Faso qui, malgré les nombreux défis, avance vers le progrès, le droit et la justice sociale, avec l’engagement de votre Gouvernement et sous la direction de Votre Personne.
Il me plaît de noter ainsi avec admiration le défi relevé par la Commission Électorale Nationale Indépendante qui a organisé avec succès les premières élections couplées au Burkina. Le résultat de ces élections place ainsi le Burkina sur le chemin exaltant de l’approfondissement de la démocratie avec le souci de toujours raffermir la confiance des électeurs et de la classe politique, gage de transparence indispensable dans tout processus électoral. Au même titre que ce qui s’est passé au Sénégal ou au Ghana, il y a peu, ce rendez-vous électoral consacre une belle étape de la vie politique du Burkina Faso et inscrit, d’ores et déjà dans une dynamique positive, les échéances ultérieures.

Excellence, Monsieur le Président,
Le développement du Burkina reste aussi la préoccupation constante et centrale de toute votre action menée avec ce courage, cette détermination et cette clairvoyance que nous reconnaissons à l’ensemble des acteurs burkinabè.
Ainsi, votre volonté de lutter contre la pauvreté, dans une accélération de la croissance, Vous a conduit à élaborer un cadre stratégique, la SCADD (Stratégie de croissance accélérée et de développement durable), pour le développement du Faso dans les prochaines années. Nous saluons votre détermination et celle de votre Gouvernement à mettre en œuvre cet instrument qui a stimulé la confiance des bâilleurs de fonds et celle des partenaires techniques et financiers et Vous assurons qu’il bénéficiera aussi de l’appui de nos Pays respectifs afin que la mobilisation des ressources ne fasse pas défaut.
Par ailleurs, malgré le déficit alimentaire de l’année écoulée, les Burkinabè ont fait courageusement face à cette situation, dans un élan d’abnégation et de solidarité que nous saluons et nous continuerons d’accompagner votre Gouvernement et le peuple burkinabè pour éloigner le spectre de la famine et de l’insécurité alimentaire et la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le Développement. Nous savons aussi, à ce sujet, que les réponses à apporter dépassent le seul cadre du secours humanitaire d’urgence, pour s’inscrire dans une stratégie de long terme mettant en œuvre une multitude de leviers : développement d’une agro-industrie, règlement des questions foncières, prise en compte des aspects nutritionnels, question de la répartition géographique, mise en œuvre de politiques de santé et d’éducation intégrant ces questions, place de la femme, accès à l’énergie pour tous, réseaux de communication, etc.

Excellence Monsieur le Président,
La paix, la sécurité et la stabilité sont les facteurs primordiaux du développement de toute Nation.
Dans ce sens, nous notons avec grand intérêt ce souci de promouvoir le dialogue autour des consultations et des forums qui constituent de véritables tribunes d’échanges entre les différents acteurs de la société burkinabè. Nous souhaitons que ces concertations portent beaucoup de fruits pour consolider la paix et la justice pour un développement durable et pour un Burkina émergent où règnent la « Citoyenneté, le dialogue et la paix, socle d’une Nation solidaire et prospère ». Au centre de laquelle il y a l’homme et la femme avec leur dignité et la recherche du bien commun et où « Œuvrer en vue du bien commun – rappelle encore le Pape Benoît XVI – signifie d’une part, prendre soin et, d’autre part, se servir de l’ensemble des institutions qui structurent juridiquement, civilement, et culturellement la vie sociale qui prend ainsi la forme de la polis, de la cité » (« Caritas in veritate », N.7).

Excellence, Monsieur le Président,
Dans un tel contexte d’ensemble marqué par de nombreux défis mais aussi par autant de raisons d’espérer, au moment où nous amorçons cette année nouvelle avec toujours plus d’optimisme, de volonté et d’engagement, mais conscients aussi des difficultés à surmonter, je voudrais, au nom du Corps Diplomatique et Consulaire accrédité dans votre beau et accueillant Pays, et en mon nom personnel, Vous exprimer tous nos vœux de santé et de réussite pour Vous-même et votre famille, ainsi que pour toutes et tous les Burkinabè et votre Gouvernement.
Nous Vous souhaitons la même abnégation et la même sagesse afin de poursuivre votre mission qui n’est certes pas aisée mais qui reste à la portée de l’homme engagé que Vous êtes et qui croit au dialogue, à la paix et à la justice.
Qu’en cette année nouvelle, la croissance du Burkina Faso garde sa courbe ascendante et que le Pays s’enracine toujours d’avantage dans la stabilité, condition essentielle du développement durable, ainsi que dans la démocratie et dans le respect des droits de l’homme.

Excellence Monsieur le Président,
Que le Seigneur Vous inspire dans la conduite des Affaires du Burkina et Vous garde tout au long de cette année nouvelle.
Bonne et heureuse année 2013.
Que Dieu bénisse le Burkina Faso.

Vito RALLO
Nonce Apostolique

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                              VŒUX DU CORPS DIPLOMATIQUE:

                   DISCOURS EN RÉPONSE DE SON EXCELLENCE

        MONSIEUR BLAISE COMPAORE, PRÉSIDENT DU FASO

Monseigneur Vito Rallo, Nonce Apostolique, Doyen du Corps diplomatique;

Excellences Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs et Chefs de Missions Diplomatiques;

Mesdames et Messieurs les Représentants des Organisations internationales et interafricaines;

Honorables invités;

Mesdames, Messieurs;

Je vous remercie pour les vœux chaleureux ainsi que le témoignage d’amitié et de solidarité que vous avez, à travers Monseigneur Vito Rallo, Nonce Apostolique, Doyen du Corps diplomatique, exprimés à mon endroit, à celui de ma famille et du peuple burkinabè.
Pour chacun de vous, de vos collaborateurs ainsi que pour les Souverains, les Chefs d’Etat et de Gouvernement, les Eminents dirigeants des Institutions que vous représentez avec dévouement, je forme mes vœux sincères de santé et de prospérité.
Je vous adresse aussi ma profonde gratitude, pour votre appréciation positive des efforts déployés par le peuple burkinabè, dans la promotion de la paix, de la démocratie et la quête du bien-être.

Excellences Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs et Chefs de Missions Diplomatiques;

Mesdames et Messieurs les Représentants des Organisations internationales et interafricaines;

La cérémonie d’échanges de vœux avec le corps diplomatique, plus qu’un rituel républicain, est pour moi un moment de communion, de partage d’idées et de réaffirmation de notre engagement en faveur d’une coopération internationale dynamique et mutuellement fructueuse.
Le Burkina Faso s’investit dans ce sens, avec l’ambition forte d’apporter sa contribution à la construction d’une société mondiale épanouie et d’un futur rassurant pour l’humanité.

Les résultats obtenus dans le rétablissement de la concorde au sein de bien des nations de notre continent, à travers les médiations que nous avons menées avec le concours de la communauté internationale, sont des motifs de satisfaction légitime et d’encouragement à poursuivre notre action de promotion du dialogue comme voie privilégiée de règlement des conflits et des crises politiques.
Mesdames, Messieurs;

La sous-région ouest africaine a été fortement marquée par des troubles majeurs, notamment les crises politiques au Mali et en Guinée Bissau, avec pour conséquences, de graves atteintes à la dignité humaine, des déplacements de nombreuses populations et une fragilisation de la sécurité collective.

La nature et les origines des crises qui secouent les pays de la sous-région, nous commandent d’aider les parties en conflit à rechercher des solutions négociées qui privilégient la justice, l’équité et la bonne gouvernance.
C’est pourquoi en ma qualité de médiateur dans la crise malienne, j’inviterai à Ouagadougou dans les prochains jours, le Gouvernement de transition, les mouvements armés et les personnes ressources, aux fins de poursuivre les pourparlers en vue d’aboutir à l’adoption d’un accord cadre visant l’arrêt définitif de toutes formes d’hostilités, le respect des droits humains et des libertés fondamentales au nord Mali, la création d’une plateforme de dialogue inter malien pour le règlement politique de la crise, dans un environnement institutionnel et sécuritaire propice à l’implication de tous les acteurs régionaux.

Je saisis cette occasion pour rendre hommage à la CEDEAO, à l’Union Africaine et aux Nations Unies pour leurs actions soutenues dans la recherche d’une paix durable en République du Mali.
Honorables invités;

Mesdames, Messieurs;

Des situations d’instabilité et de conflit sont également observées dans d’autres régions du monde, et appellent une coalition forte des Etats afin de relever le défi sécuritaire au plan universel.
A cet égard, la crise syrienne ainsi que l’escalade de la violence dans la bande de Gaza interpellent plus que jamais, les nations pour une résolution définitive de ces conflits, dans l’intérêt des peuples de cette partie du monde et de celui de la communauté internationale toute entière.

Dans cette optique, le Burkina Faso renforcera sa contribution aux efforts consentis par la communauté internationale dans l’édification d’un monde meilleur pour tous.

Excellences Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs et Chefs de Missions Diplomatiques;

Mesdames et Messieurs les Représentants des Organisations internationales et interafricaines;

Le Burkina Faso se félicite des progrès réalisés dans tous les domaines de la vie nationale en 2012, comme tout au long des années antérieures.

Ces avancées dans la création des conditions essentielles à l’émergence sont le fruit de la détermination de l’ensemble des burkinabè et des appuis constants de tous nos partenaires au développement.
Je saisis l’occasion de la présente cérémonie, pour saluer et rendre hommage à la disponibilité de vos pays et organismes respectifs, à accompagner le Burkina Faso dans la consolidation des acquis socio-économiques, et l’impulsion de la croissance par le soutien à la construction du système prometteur des pôles de croissance dont celui de Bagré est la référence majeure.

C’est le lieu pour moi de réaffirmer notre détermination à élargir davantage le champ de nos relations internationales dans le sens d’une coopération plus diversifiée, fondée sur un esprit de solidarité et de compréhension mutuelle.

Excellences Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs et Chefs de Missions Diplomatiques ;

Mesdames et Messieurs les Représentants des Organisations internationales et interafricaines;

Mesdames, Messieurs;

Notre devoir envers les générations présentes et futures est de promouvoir une paix durable, portée par la culture de la tolérance et de la solidarité.

C’est en nous y attelant fortement que nous seront à même de remplir notre part de responsabilité vis-à-vis de la postérité.

Je vous renouvelle mes souhaits de succès dans vos nobles missions au service de vos pays et organisations, et réitère mes vœux de santé et de longévité aux Souverains, aux Chefs d’Etat et de Gouvernement ainsi qu’aux dirigeants des institutions que vous représentez.

Bonne et heureuse année 2013 à toutes et à tous.

(Blaise COMPAORE: Ouagadougou, le 08 janvier 2013

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