Philip Golub est professeur de relations internationales à l’université américaine de Paris. Il décrypte l’éventail des priorités à venir de la diplomatie américaine sous le deuxième mandat Obama.
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Philip Golub
Professeur de relations internationales à l’université américaine de Paris
« L’Europe aujourd’hui n’est pas un enjeu très important pour les Etats-Unis sauf au plan économique. Peut-être, éventuellement, comme supplétif dans les grands dossiers stratégiques internationaux. »
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Le continent africain semble donc, une fois encore, faire les frais des orientations de la politique étrangère américaine, centrée sur l’Asie et le monde arabe. Or, le président Obama a été régulièrement critiqué pour ne pas s’être beaucoup occupé des dossiers africains durant son premier mandat.
La nomination de John Kerry peut-elle tout de même changer la donne ? Herman Cohen était sous-secrétaire aux affaires africaines entre 1989 et 1999. Pour lui, Kerry connait les problématiques du continent africain sur le bout des doigts. « C’est un choix logique », explique-t-il. Logique notamment qu’il ait été préféré à Susan Rice, ambassadrice des Etats-Unis à l’ONU.
Barack Obama a choisi l’ancien candidat démocrate
à la Maison Blanche John Kerry(à droite) pour conduire la diplomatie américaine.
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Herman Cohen
Ancien sous-secrétaire d’Etat aux Affaires africaines
»Il connaît tous les dossiers. C’est un homme qui aime les négociations, et comme il y a des conflits en Afrique – le Mali, le Soudan, le Congo -, il va chercher des solutions politiques. »
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