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23/02/2020
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France: la justice a placé Nicolas Sarkozy sur écoute
L'ancien président Nicolas Sarkozy disposait d'un autre portable, sous un nom d'emprunt. REUTERS/Regis Duvignau

France: la justice a placé Nicolas Sarkozy sur écoute

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Jamais en France un ancien président de la République n’avait encore été placé sur écoute. Selon le journal Le Monde (daté du 8 mars 2014), cette première reviendrait à Nicolas Sarkozy. La justice aurait espionné ses conversations ainsi que celles de son avocat et deux de ses anciens ministres. Il s’agit de Brice Hortefeux et de Claude Guéant, qui ont tous deux successivement été en charge de l’Intérieur. Les magistrats s’intéresseraient aux liens entre Nicolas Sarkozy et un certain nombre de responsables de la police et de hauts magistrats qui auraient pu le renseigner sur les affaires le concernant.

Au départ, c’est l’éventuel soutien financier de la Libye de Mouammar Kadhafi à la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007 qui aurait conduit les magistrats à placer sur écoute l’ex-président et deux de ses ministres de l’Intérieur. Des premières fuites dans les colonnes du Monde ont conduit Nicolas Sarkozy à une grande prudence dans ces conversations téléphoniques, tout du moins sur son téléphone officiel. Mais les magistrats découvrent qu’il en dispose d’un autre, sous un faux nom, avec lequel il communique avec son avocat, Me Herzog.

Bien renseignés

Et ces écoutes-là montrent, elles, selon Le Monde, que les deux hommes sont bien renseignés sur une autre procédure. Celle-ci concerne les agendas de Nicolas Sarkozy durant sa présidence. Ils sont actuellement entre les mains de la justice mais l’ex-président veut les récupérer.

Il conteste la validité de la procédure qui a conduit à leur saisie. L’affaire est actuellement entre les mains de la Cour de cassation. Et Me Herzog aurait là-bas, dit Le Monde, un informateur de premier rang: l’avocat général Gilbert Azibert. D’après le quotidien, il aurait accepté de livrer des informations sur l’évolution du dossier en échange d’un soutien pour devenir conseiller d’Etat à Monaco.

Evénement rare

Les liens entre Gilbert Azibert et Thierry Herzog ont en tout cas conduit cette semaine les enquêteurs à perquisitionner les domiciles et bureaux des deux hommes. Et une perquisition dans les locaux de la plus haute juridiction française, c’est là aussi un événement rare.

Source:rfi.fr

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