A la UNE de l'ACTUALITE

Dramé

Groupes armés du Nord-Mali:le négociateur s’entretient avec le médiateur pour la paix

Le Président du Faso a reçu en audience, le lundi 20 mai 2013, Tiébélé DRAME, Conseiller Spécial du Président malien, en charge d’engager des contacts avec les groupes armés du Nord-Mali. Président Lire Plus »

niger patrouille_0

Le Niger pour la première fois visé par des attentats kamikazes

Ces attaques sont les premières du genre sur le sol nigérien où plusieurs enlèvements d’étrangers ont déjà eu lieu ces dernières années. Les troupes nigériennes avaient été visées le 10 mai par Lire Plus »

graduate school

Graduate School of Management(GSM):une université anglo-saxonne bilingue à Ouagadougou

                  Graduate School of Management (GSM)            Université Privée Anglo-Saxonne           Avenue Kwamé N’Krumah, face à la SONAGESS                                  OUAGADOUGOU   Tél : +226 :50 48 16 01 Lire Plus »

EBF1

Des vitres,de l’aluminium pour vos maisons et bureaux

Publicité                                    Entreprise EBF        Menuiserie-aluminium-vitrerie- Construction métallique Située au bord du boulevard France- Afrique Ouaga 2000 côté Ouest.                                                             Ouagadougou     Contact :M.Bamogo Pascal Tél :(00226) 70 13 32 81 /   78 97 90 Lire Plus »

Khaleah_Bridge_Zoomed_and_Resize53509c

USA : 2013 DANCE CONVERSATIONS FESTIVAL at New-York

                           2013 DANCE CONVERSATIONS FESTIVAL Contact: Khaleah London Email: khaleahlondon@gmail.com Website: khaleahlondon.com Venue Address: The Flea Theater 41 White Street New York, New York 10013 Tickets Online: www.the flea.org Date /Time:  Friday, Lire Plus »

Tag Archives: développement à la base

Dr Ablassé Ouédraogo: »Si Dieu le veut, je serai candidat à la présidentielle 2015 « 

"Si Dieu le veut, je serai candidat à la présidentielle 2015", dixit Dr Ablassé Ouédraogo,président du Faso Autrement.

Dr El Hadj Ablassé Ouédraogo, président du parti Le Faso Autrement.

 

 

 

 

 

 

 

El Hadj Dr Ablassé OUEDRAOGO, Président du Parti «Le Faso autrement», a fait le 30 juin 2011 au cours d’une Conférence de Presse, une entrée fort remarquable et particulièrement tonitruante sur la scène politique du Burkina Faso en annonçant sa décision de faire de la politique active et constructive.

Ancien Ministre des Affaires étrangères du Burkina Faso de 1994 à 1999, El Hadj Dr Ablassé OUEDRAOGO a fait toute sa carrière professionnelle comme Fonctionnaire international. Il a, entre autre, occupé les fonctions de Haut Fonctionnaire du Programme des Nations Unies pour le Développement sur le terrain, de Directeur général adjoint de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC), d’Envoyé Spécial du Secrétaire Général de l’Organisation Internationale de la Francophonie pour la diversité culturelle, de Conseiller Spécial du Président de la Banque Africaine de Développement (BAD), de Conseiller Spécial du Président de la Commission de la CEDEAO pour les négociations commerciales et notamment les Accords de Partenariat Economique ACP-UE, de Président de la Commission sur le partage des Ressources dans les négociations de paix au Darfour, de Représentant Spécial du Président de la Commission de l’Union Africaine pour Madagascar, d’Administrateur Général de l’Agence Conseil en Stratégies et Relations Internationales ZOODO International, de Directeur Général/Fondateur de l’Institut International de Recherche et de Formation en Sécurité Routière (2iRFSR).

Titulaire d’un Doctorat de 3ème Cycle de Sciences Economiques, option Economie du Développement de l’Université de Nice en France, El Hadj Ablassé OUEDRAOGO, était vu jusque là comme un technocrate et un diplomate chevronné. C’est pourquoi, son entrée en politique avec la création de son parti, « Le Faso Autrement » dont la devise est « Rien n’arrête une idée arrivée à son heure » a captivé l’attention du grand public au Burkina et à l’extérieur.

D’aucuns lui prêtent d’ores et déjà des ambitions et qualités d’un présidentiable au Burkina. Convaincu que l’article 37 du mandat présidentiel ne sera pas modifié, il donne un avant goût de son éventuelle candidature à l’élection présidentielle de 2015.

El Hadj Dr. Ablassé OUEDRAOGO se veut être un opposant responsable et constructif qui rassemble dans la cohésion et l’unité nationale ses sœurs et frères burkinabè en vue bâtir un Burkina Faso harmonieux où la vie a un sens.

—————————————————————————————————————————————-

Après la reconnaissance officielle de votre Parti, « le Faso autrement » le 12 septembre 2011, qu’en est-il de son implantation sur le terrain à travers les provinces du Burkina ?

Nous avons lancé officiellement les activités du Parti « Le Faso Autrement » à Bobo Dioulasso dans la Province du Houet le 1er octobre 2011 avant de nous rendre dans la foulée à Banfora pour présenter le Parti dans les Cascades le 2 octobre 2011. Depuis, nous nous investissons sans compter pour implanter le Parti sur toute l’étendue du territoire national et notre ambition est d’avoir le Parti implanté dans toutes les quarante cinq Provinces de notre pays d’ici la fin de l’année 2011. C’est un objectif raisonnable et réalisable tant l’engouement et l’enthousiasme manifestés à l’endroit du Parti sont une réalité sur le terrain.

Pour faciliter cette opération d’implantation du Parti dans les localités, nous allons au contact des populations dans les villes et dans les campagnes. Nous échangeons avec eux sur la vie de la nation et nous écoutons les solutions qu’elles proposent pour résoudre leurs préoccupations au quotidien. Notre démarche à travers l’écoute dans la proximité est très appréciée par nos sœurs et frères et surtout très enrichissante pour nous au Parti.

Des échanges, il ressort partout où nous sommes déjà passés que les Burkinabè demandent le changement et l’alternance. Il faut être de mauvaise foi et têtu pour ne pas le comprendre. L’aspiration à l’alternance est une réalité qui va accélérer le cours de l’histoire du Burkina Faso.

Le Parti « Le Faso Autrement » se situe-t-il de quel bord politique : opposition, majorité ou non aligné ?

Nous ne voulons pas d’ambiguïté sur ce que nous sommes et cette question nous est posée souvent lors de nos rencontres avec les populations sur le terrain. Le Parti «Le Faso Autrement» s’est fixé comme objectif fondamental de travailler à rassembler, sans odeur et sans couleur, toutes les populations burkinabè pour bâtir un pays économiquement prospère dans la paix, la sécurité et la cohésion sociale. Nous sommes donc une opposition responsable et constructive et sommes contre toute forme d’extrémisme. Nous sommes dans l’opposition parce que la politique conduite actuellement au Burkina Faso nous mènera infailliblement à la ruine et à la misère de la grande majorité de la population qui est à 80% rurale. C’est pour cela que nous voulons du développement partagé, une justice équitable, la prise en compte de la femme et de la jeunesse dans les politiques de développement à travers la refondation de l’éducation et de la formation et l’incorporation de nos compatriotes vivant et travaillant à l’étranger dans la construction du Burkina Faso, tout simplement parce que le pays nous appartient tous.

Votre point de vue sur les débats relatifs à l’éventuelle instauration de la biométrie pour les élections couplées municipales et législatives 2012.

La biométrie permettra d’avoir un fichier électoral beaucoup plus fiable pour la transparence électorale. Il est vrai que tout ne peut pas être parfait et complet dans notre monde, mais l’enrôlement biométrique constitue un pas en avant pour la crédibilité des élections parce qu’il contribue à réduire les fraudes et donc à limiter les tensions sociales et les crises postélectorales. Le coût estimatif de l’enregistrement biométrique avait été annoncé autour d’une quarantaine de milliards de Francs Cfa. A présent, il est question d’une vingtaine de milliards de Francs. De toutes les façons, la paix n’a pas de prix. Il a un coût que toute la société doit supporter, la paix sociale étant notre trésor à tous. En cela, nous soutenons la direction de la CENI pour la mise en place de l’enrôlement biométrique afin de préserver la paix sociale après les élections. Nous avons rencontré le Président de la CENI, Maître KERE et son équipe le 27 septembre 2011 et nous avons été rassurés par leurs explications et leur démarche. La mise en place de ce système entraînera certainement le report des élections couplées initialement prévues pour avril-mai 2012, mais le maintien de la paix sociale doit être au dessus de tout.

Le consensus ne s’est pas dégagé sur la limitation ou non du mandat présidentiel à travers l’article 37 de la constitution lors des assises du Conseil Consultatif sur les Réformes Politiques (CCRP). Quelles conclusions tirez- vous de cette situation?

Il faut souligner avec force que le Burkina Faso appartient au monde et doit par conséquent avancer avec le monde. Il suffit pour cela de regarder ce qui se passe ailleurs et particulièrement autour de nous pour comprendre que vouloir modifier l’article 37 de notre Constitution, c’est exposer inutilement le pays à des dangers. Quand vous discutez avec les Burkinabè, leur avis général se résume à une aspiration au changement. Cela est incontestable et même les tenants de la modification de l’article 37 doivent s’en convaincre. A l’extérieur du Burkina Faso, la perception est identique et c’est l’alternance et le changement qui sont réclamés. Courageusement, donnons donc satisfaction aux aspirations légitimes du peuple burkinabè.

Je pense que ceux qui sont actuellement à la direction du pays aiment le Burkina Faso et ne souhaiteraient pas voir le pays vivre des situations regrettables comme celles vécues dans d’autres pays où c’est la destruction de leur œuvre qui se fait sous leurs regards. Le cas le plus récent c’est la Libye avec la disparition dramatique du Colonel Kadhafi et de son régime. Qui pouvait l’imaginer ? Pensez-vous que les Libyens méritent ce qui leur est arrivé? Donc, pour moi, l’article 37 ne sera pas modifié. Je le dis avec la sincérité que tout le monde me reconnait. Ceux qui pensent qu’ils ont intérêt à la modification de l’article 37 pour sauvegarder leurs avantages personnels devraient voir la réalité en face et revenir à de meilleurs sentiments. Il faut être naïf pour penser que les débats sur l’article 37 pouvaient déboucher sur le consensus.

Par consensus, on sous-entend une position dans laquelle aucun participant ne s’y oppose. A l’OMC où j’ai travaillé comme Directeur général adjoint, les décisions se prennent par consensus, c’est d’ailleurs pour cette raison que les négociations commerciales dont les règles se définissent par consensus prennent du temps. Pour le cas du CCRP, l’unanimité porte sur la non modification de l’article 37. Je pense que c’est un message très fort pour ceux qui souhaitent la modification pour qu’ils en tirent la leçon. Comme on dit en mooré, ce qu’il y’a chez le mossi peut être chez le peuhl. Je veux ainsi dire que les pays qui ont tenté de tripatouiller le même type d’article de leur constitution, en ont eu pour leurs frais avec des fortunes diverses et cela se termine toujours par la casse et la violence. Au Burkina Faso, nous avons besoin de paix sociale et de stabilité pour construire un développement national partagé.

Les assises nationales sur les réformes se sont déroulées du 7 au 9 décembre 2011 à Ouagadougou ? Qu’avez-vous à dire sur les travaux qui regroupé 1.500 participants ?

Au Burkina Faso, on aime tout politiser. Dans la réalité le Burkina Faso n’a pas besoin de réformes politiques mais de développement économique. Les burkinabè ont besoin de manger, de se soigner, de s’éduquer et de se loger décemment. Ce sont des droits humains les plus élémentaires. C’est cela la principale préoccupation de la population et l’illustration flagrante est donnée par la 181ème place sur 187 pays dans le classement de l’Indice du Développement Humain du PNUD. Peut-on parler d’un Burkina Faso émergeant dans ce contexte ? Soyons plus sérieux et modestes. En fait, les Institutions qui existent actuellement peuvent fonctionner efficacement à la satisfaction de tous les burkinabè. Mais leur bon fonctionnement dépend clairement de la qualité des animateurs placés à leur tête. Si on fait des réformes, c’est pour corriger ce qui ne marche pas. Pour ce faire, il faut tout simplement mettre la femme ou l’homme qu’il faut à la place qu’il faut le moment qu’il faut. Ce processus amène tout naturellement le renouvellement des femmes et des hommes dans les postes de responsabilité et de gestion et conduit à l’alternance et c’est exactement ce qu’il faut faire au Burkina Faso.

Je considère les assises nationales comme une foire où l’on parle de tout mais de rien qui intéresse toute la société. Tous les sujets qui ont fait l’objet de consensus ne posent aucun problème à personne et n’ont pas besoin d’être débattus encore dans cette rencontre. Quand à l’article 37 dont la majorité des participants et de la population rejettent la modification, il est difficile de comprendre ceux qui veulent sa modification à tout prix. Ils exposent le Burkina Faso à une crise sociale et au chaos. Le Président du Faso ne disait-il pas du Président Mamadou TANJA dans un Forum de la Banque Africaine de Développement à Tunis que celui-ci allait tout droit dans le mur au moment où il était dans le même contexte. Ici, l’on peut clamer très haut que les tenants de la modification de l’article 37 de notre constitution nous conduisent tout droit dans le flanc de la montagne. Et cela peut faire très mal. Et peut-être que la CEDEAO, l’Union Africaine et les Nations Unies devraient initier une mission préventive de gestion de crise pour nous éviter la catastrophe qui se dessine devant nous.Vous avez installé une plate-forme multifonctionnelle dans votre village à Dabaré qui est beaucoup bien appréciée par les populations de la localité. Qu’est ce qui vous a motivé pour cela ?

En fait, j’ai peut-être été à la base de l’installation mais l’initiative vient des populations qui veulent se prendre en charge et lutter contre la pauvreté. Et il faut saluer l’apport des Partenaires Techniques et Financiers de notre pays qui ont permis la réalisation de cette infrastructure. La plate-forme multifonctionnelle est un programme que gère le PNUD avec l’appui financier de nombreux pays et organisations. La plate-forme multifonctionnelle permet aux populations du village d’améliorer leurs conditions de vie en augmentant leurs productions et leurs revenus à travers la mise à leur disposition de l’électricité. Mais, en plus de cet équipement, les femmes du Groupement féminin WEND PANGA disposent d’une unité de transformation agroalimentaire solaire pour la production du beurre de karité à partir de l’énergie solaire fournie par deux paraboles qui captent les rayons du soleil. Ainsi, la pénibilité du travail est réduite et l’environnement est protégé et toute la société est gagnante. C’est dans le cadre de l’appui aux femmes pour leur autonomisation dans la lutte contre la pauvreté que toutes ces activités ont été développées. Je suis fier d’y avoir contribué.

Les avantages pour le village sont multiples et se traduisent notamment par un meilleur épanouissement des populations et une sédentarisation remarquée des jeunes. Ce qui diminue l’exode rural en raison du fait que les revenus qu’ils génèrent sur place sont suffisants pour satisfaire leurs besoins. C’est pour cela que nous pensons qu’il faut changer de méthodes dans nos politiques de développement économique qui se sont basées depuis les indépendances jusqu’à nos jours sur des pôles de croissance à partir des grands centres. Il faut faire autrement. Nous pensons que le véritable développement doit se faire à la base à partir des villages. Identifier des villages qui ont des potentialités et les doter des infrastructures minimales pour permettre aux populations de se prendre directement en charge. Ainsi, les résultats enregistrés dans les villages feront tâche d’huile progressivement et le développement deviendra une réalité pour tous dans le pays.

Le Parti « Le Faso Autrement » vise donc le développement socio-économique à la base pour tous et le meilleur partage des fruits de la croissance à tous. Car, les populations rurales constituent environ 80% de l’ensemble de la population et ce sont elles les plus déshéritées et les laissées pour compte. A Dabaré par exemple, les femmes font du maraîchage en saison sèche et vont bientôt monter un atelier de couture avec une vingtaine de machines à coudre. Elles produiront aussi du savon à partir du beurre de karité qu’elles transformeront sur place. C’est un exemple de développement multisectoriel à la base dont les populations ont besoin pour un meilleur épanouissement socio-économique. Elles ont bénéficié de l’assistance de nombreux partenaires.

Une certaine opinion publique vous présente des ambitions et qualités d’un présidentiable au Burkina Faso. Qu’en dites-vous ?

Quand vous créez un parti, en général c’est pour aller à la conquête du pouvoir. Les prochaines élections présidentielles seront pour 2015 si la constitution est respectée. Je suis un musulman, croyant en Dieu et au destin. Si mon destin est d’être candidat en 2015, je le serai. Mais je veux rassurer tout le monde que je pense être suffisamment armé avec l’expérience utile, les capacités , les compétences , la vision et les relations pertinentes et nécessaires avec l’extérieur pour pouvoir travailler à aider mon pays, le Burkina Faso, à améliorer les conditions de vie pour ses populations. Et c’est mon ambition pour mon pays. Si Dieu fait que je suis candidat en 2015, c’est tout juste pour pouvoir apporter quelque chose de plus dans l’amélioration des conditions de vie des populations. Et je dis encore, qu’il faut faire autrement que ce que nous avons fait depuis 1960 parce que nous avons des contraintes réelles liées aux changements de notre pays et de notre monde et la poussée démographique en est une. Nous sommes 17 millions de burkinabè aujourd’hui et dans 50 ans, nous serons 100 millions selon les estimations. Nous avons un grand défi devant nous.

Vous avez adressé une lettre ouverte au Président du Faso, Chef de l’Etat pour l’interpeller sur le fait que le déficit alimentaire est une réalité au Burkina Faso et qu’il faut immédiatement appeler les partenaires à l’aide. Vous avez été entendu et suivi. Que ressentez-vous ?

De la satisfaction profonde, notamment pour tous les burkinabè qui se trouvent déjà dans les angoisses et les souffrances de la famine. Notre action n’était aucunement de blâmer ou de condamner qui que ce soit pour la mauvaise saison des pluies 2011-2012. L’évidence est que le Burkina se trouve dans une situation exceptionnelle dont la réponse ne pouvait qu’être exceptionnelle. Maintenant que le Président du Faso a lancé l’appel à la communauté internationale pour venir en aide à notre pays qu’il a déclaré déficitaire sur le plan alimentaire, nous espérons que les partenaires répondront avec beaucoup de générosité et d’énergie face à cette situation qui peut se transformer en catastrophe. La faim est la première maladie de l’homme. Et au Burkina Faso, la principale et unique richesse sûre demeure les femmes et les hommes. Pour faire du développement, il faut donc des femmes et des hommes en bonne santé et de haute qualité.

                                                                                      Agence de Presse Labor.

———————————————————————————————————————————————

Supprimer RépondreRépondre Faire suivreDéplacerImprimer Actions SuivantPrécédent