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17/02/2020
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Situation du commerce, de l’industrie et de l’artisanat au Burkina Faso en 2019
Le ministre du commerce faisant le bilan 2019 des activités de son ministère

Situation du commerce, de l’industrie et de l’artisanat au Burkina Faso en 2019

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Discours du ministre du commerce,de l’industrie et de l’artisanat,Harouna Kaboré

 Mesdames et Messieurs les journalistes ;

Distingués invités ;

Avant tout propos et en mémoire des victimes du terrorisme, je vous demande

d’observer une minute de silence.

Je vous remercie !

A l’entame de mon propos, je voudrais rendre hommage à nos vaillantes Forces de Défense et de Sécurité (FDS) qui se battent au quotidien contre les forces du mal, parfois au prix du sacrifice suprême, pour garantir l’intégrité et la sécurité de notre territoire. Sécurité et intégrité qui sont des conditions de base, pour asseoir le développement socio-économique de notre pays tant éprouvé. Qu’il me soit permis de saisir cette tribune, pour souhaiter ou réitérer à l’endroit de toutes et de tous, mes chaleureux vœux de bonne et heureuse année 2020. Ces vœux de Santé, de Paix, de Prospérité, de Longévité et de Succès vont en particulier à l’endroit de vous, hommes et femmes de média, à vos familles ainsi qu’à tous ceux qui vous sont chers.

Chers journalistes ;

Permettez-moi de saluer votre forte mobilisation à ce déjeuner de presse. Une mobilisation qui témoigne de l’intérêt que vous accordez aux activités de mon département et particulièrement au développement du Secteur Privé burkinabè.

Malgré les conditions qui n’ont pas souvent été à la hauteur de vos attentes, vos accompagnements constants pour la visibilité des actions du ministère du commerce, de l’industrie et de l’artisanat n’ont pas fait défaut durant l’année qui vient de s’écouler. Tout en vous exprimant la gratitude de mon département, je souhaite que l’année 2020 soit également une année de bonne collaboration.

Pour revenir au sujet du jour, je voudrais inscrire la présente conférence de presse dans le cadre du devoir de redevabilité en matière de gestion des administrants, vis-à-vis des administrés que nous sommes imposés depuis mon arrivée à la tête de ce département il y a de cela deux (02) ans, afin de communiquer autour du bilan des actions réalisées en 2019 d’une part, et de décliner les perspectives inscrites pour l’année 2020 en démarrage.

Mesdames et Messieurs les journalistes ;

Distingués invités ;

Par lettre n°2019-0511/PM/CAB du 1 er mars 2019, Son Excellence Monsieur le Premier Ministre adressait à Monsieur le Ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat sa lettre de mission par laquelle quinze (15) priorités ont été assignés au département. Il s’agit de :

– créer les conditions favorables à l’éclosion d’un secteur privé dynamique ;

– veiller à la mise en œuvre des réformes pour améliorer le classement « Doing Business » du Burkina Faso ;

– dynamiser les structures et dispositifs de promotion des investissements ;

– dynamiser les mécanismes de financement des PMI/PME ;

– dynamiser le secteur industriel afin d’accroître la contribution de l’industrie manufacturière dans le PIB ;

– accroître le niveau de transformation des matières premières locales notamment celui des produits agricoles ;

– promouvoir les industries de services à forte valeur ajoutée ;

– promouvoir le commerce interne et externe du Burkina Faso ;

– contribuer à la maîtrise des coûts des produits de consommation de base ;

– accroître la productivité de l’artisanat ;

– accompagner la formalisation des entreprises du secteur informel ;

– promouvoir la diversification des exportations ;

– assurer la coordination du cadre sectoriel de dialogue « Transformation industrielles et artisanales » ;

– renforcer et redynamiser les instruments de lutte contre la fraude et la contrefaçon ;

– veiller à l’application des règles de la concurrence et la protection du consommateur.

En confiant cette mission au département, il est attendu qu’il œuvre pour sa pleine contribution à l’atteinte des objectifs du Plan National de Développement Economique et Social (PNDES), en relevant le défi de la dynamisation des secteurs porteurs pour l’économie et les emplois à travers un secteur privé dynamique et compétitif.

Il convient aussi de rappeler que conformément aux déclinaisons des documents de planification retenues par le PNDES et en adéquation avec la lettre de mission 2019, les actions du département au cours de l’année sous revue ont été transcrites dans un cadre programmatique de cohérence matérialisé par le plan d’actions prioritaires (PAP) triennal glissant 2019-2021.

C’est dans ce contexte marqué en plus par la précarité de la situation sécuritaire et le resserrement de la contrainte budgétaire que s’est inscrite l’action du Département au cours de l’année 2019 et dont le bilan se présente comme suit ;

Mesdames et Messieurs les journalistes ;

En matière de promotion du secteur privé et d’amélioration du climat des affaires, l’action du département a permis d’engranger de nombreux acquis dont la création de 13 137 nouvelles entreprises dont 9066 personnes physiques et 4071 personnes morales.et l’enregistrement de 1 117 demandes de permis de construire dont 645 permis ont été délivrés à la date du 31 décembre 2019.

Pour faciliter l’accès aux services et la réduction des délais de traitement des dossiers, il a été procédé à l’ouverture d’un bureau CEFORE le 08 février 2019 destiné aux professionnels du droit à Ouagadougou sur l’Avenue Bassawarga, l’ouverture du bureau CEFAC à Tenkodogo le 10 juin 2019 ainsi que le lancement officiel des activités du Centre de Facilitation des affaires de Bagré le 10 décembre 2019.

Dans le même registre et dans le cadre de la digitalisation de l’économie, un portail virtuel dénommé « Porte d’entrée au Burkina Faso » a été réalisé et la mise en service a été consacrée à travers le lancement intervenu le 17 décembre 2019. Pour la phase pilote du portail, trois (03) actes de la Direction des Guichets Uniques du Commerce et de l’Investissement (DGU-CI) ont été dématérialisés de bout en bout dans le portail. Ces actes sont : le Certificat d’Origine (CO) des marchandises, l’Autorisation Spéciale d’Importation (ASI) et l’Autorisation d’Exercer le Commerce (AEC) par les étrangers.

L’opérationnalisation de la deuxième phase en 2020 permettra la dématérialisation de bout en bout dans le portail, la prise en compte des 43 autres actes restants et la pleine interaction avec les autres plateformes et services en ligne de l’administration publique.

En outre, la période sous revue a connu l’organisation de l’édition 2019 des Journées de l’Entrepreneuriat (JEB) les 13 et 14 novembre 2019 qui a enregistré 561 participants aux business fora, 600 visiteurs au Salon Entreprendre, 105 contacts d’affaires noués à travers les B to B et 23 lauréats accompagnés. Il convient aussi de relever l’organisation des rencontres régionales et sectorielles du cadre de concertation et d’orientation pour le dialogue Etat/Secteur privé (CODESP) ainsi que la tenue réussie de la rencontre nationale les 14 et 15 octobre 2019 sous le thème « Stratégies d’intégration des entreprises burkinabè dans les chaînes de valeurs nationales, régionales et internationales » qui a enregistré plus de 1000 participants. Par ailleurs, l’organisation des Journées de Promotion Economiques et Commerciales du Burkina à l’extérieur (JPEC) du 07 au 14 juillet 2019 à Dakar au Sénégal a permis :

– l’exposition vente des produits made in Burkina Faso dans 52 stands ;

– la participation de 42 entreprises et institutions aux rencontres B to B pour 108 rendez-vous d’affaires ;

– la rencontre avec au moins cinquante (50) potentiels investisseurs de la diaspora burkinabè au Sénégal ;

– la signature de la convention de partenariat entre la Chambre de Commerce et d’Industrie du Burkina Faso et la Chambre de Commerce, d’Industrie et d’Agriculture de Dakar. Pour ce qui est du fonctionnement du dispositif de suivi de l’amélioration du climat des affaires, il est à noter l’adoption en conseil des ministres du 8 mai 2019 de la matrice minimale de réformes 2019, le recrutement d’un consultant pour la conduite d’une étude diagnostique et l’élaboration d’un plan stratégique assortie d’un programme triennal de réformes, la tenue des deux sessions du comité de pilotage du dispositif de suivi de l’amélioration du climat des affaires respectivement le 15 janvier et le 5 novembre 2019.

Concernant les réformes adoptées en 2019 au titre de l’amélioration du climat des affaires, l’on peut retenir :

– la fusion de la procédure de demande de raccordement à l’ONEA avec celle pour l’obtention du permis de construire;

– la réduction du délai d’obtention du plan de bornage de 10 à 07 jours;

– l’ouverture d’un guichet spécial au Guichet Unique du Foncier (GUF) de Ouagadougou et des appels ou SMS téléphoniques adressés aux contribuables pour les informer de la disponibilité de leurs titres ou pour complément d’informations de leurs dossiers ;

– la mise en ligne du canevas de déclaration des cotisations sociales par la Caisse nationale de sécurité sociale afin de réduire les délais de préparation des déclarations des cotisations sociales ;

– la production et la diffusion des statistiques de création de SARL par actes sous-seing privé sur le site web www.me.bf de la MEBF ;

– la réduction du délai d’obtention de l’étude de sécurité incendie de 10 à 07 jours.

S’agissant de la délivrance des actes de commerce (DPI, ASE, Cartes professionnelles de commerçant, Agréments semences et pesticides), ce sont au total 52 078 actes qui ont été délivrés au cours de l’année 2019.

En matière de promotion de la qualité, de la normalisation et de la labélisation des produits, le Département a œuvré au cours de l’année 2019 à l’inspection, la surveillance et le contrôle de la qualité des produits et des services ainsi que des instruments de mesure. Cela a permis :

– la délivrance de 5 500 résultats d’analyses sur les produits alimentaires notamment les huiles, le sel et sur les produits non alimentaires tels que les lubrifiants, les liqueurs, les matériaux de construction ;

– la visite et la fermeture de 13 unités exerçant dans les productions d’huile et d’eau préemballée pour non-respect du cahier de charge, et absence d’autorisation de mise à la consommation ;

– la délivrance 523 documents au titre du Certificat National de Conformité ;

– le contrôle de 120 unités de production d’huiles alimentaires et d’eaux préemballées ;

– la vérification de 5303 instruments de mesures (distributeurs routiers, compteurs, volumétriques, balances et bascules, ponts bascules, pèses essieux, etc.)

– l’élaboration de 37 normes complémentaires dans les domaines des hydrocarbures, de l’ameublement et de l’alimentation ;

– l’organisation de la 8ème édition du Prix Burkinabè de la Qualité (PBQ) qui a enregistré la participation de vingt (20) entreprises dont sept (07) primées et cinq (05) encouragées avec des prix spéciaux.

– l’homologation de 20 projets de normes dans les domaines de l’environnement, de l’alimentation et des emballages.

Pour faire de la certification un facteur déclencheur de beaucoup d’opportunités commerciales à l’échelle internationale pour les entreprises Burkinabè, l’Initiative 100 Produits Certifiés (I-100PC) a été lancée. A son actif on dénombre 04 ateliers de sensibilisation auxquels ont pris part plus de 180 participants, 65 demandes de certification enregistrées, 16 unités auditées pour la certification 32 produits au total, 13 produits ont été jugés conformes et les droits d’apposition de la marque NBF ont été octroyés aux titulaires.

De même, dans le cadre de la promotion et de la valorisation des produits de notre terroir, un projet pilote a été lancé pour la labellisation de quatre (04) produits nationaux. Il s’agit de l’Initiative de labélisation des produits du terroir (Faso Dan Fani, le Beurre de Karité, le Chapeau de Saponé et les cuirs et peaux de Kaya).

Pour la labellisation du Faso Dan Fani, l’on note la protection effective du label Faso Dan Fani et de quatre catalogues de motifs déposés auprès de l’OAPI matérialisée par la réception des certificats d’enregistrement ainsi que la validation par l’OAPI du dossier d’extension de la protection du label du Faso Dan Fani à l’international.

Quant à la labellisation du Chapeau de Saponé, le processus a démarré le 7 avril

2019 et un appel à compétition pour la conception du Logotype du chapeau de Saponé a été lancé.

Chers journalistes ;

En matière de promotion des filières porteuses, l’on a au titre des nombreux acquis l’élaboration d’un avant-projet de loi portant organisation de la commercialisation et de la transformation des produits des filières porteuses au Burkina Faso et ses décrets d’application pour soutenir l’organisation des marchés des filières agricoles.

Par ailleurs, le soutien spécifique consacré à la filière anacarde a consisté à accompagner davantage les acteurs de la filière à travers notamment plusieurs mesures ayant abouti à la mise en place du Conseil Burkinabè de l’Anacarde (CBA) par décret N°2019-0429/PRES/PM/MINEFID/MCIA/MAAH du 9 mai 2019 et à l’adoption du décret N°2019-0333 /PRES/PM/MCIA/MINEFID/MAAH portant autorisation de prélèvement de recettes sur les exportations et réexportations des noix de cajou du 24 avril 2019.

Le CBA a pour missions, la régulation, le suivi et le développement des activités de la filière anacarde au Burkina Faso. Les administrateurs et le directeur général du Conseil ont été nommés en Conseil des ministres en sa séance du 16 octobre 2019 et ont été tous été installés. L’opérationnalisation du Conseil qui est déjà en cours, devrait permettre aux acteurs directs d’être accompagnés par des actions plus concrètes.

Aussi, une initiative relative à la filière anacarde dénommée « Initiative Anacarde » a été formulée et sa mise en œuvre devrait permettre, de transformer localement au moins 45% de la production nationale de noix de cajou et créer plus de 16 000 nouveaux emplois directs à l’horizon 2024. Les actions fortes de l’initiative anacarde seront entre autres, la mise en place de 24 nouvelles unités de transformation reparties dans les principales régions de production (les Hauts-Bassins, les Cascades, le Centre-Ouest et le Sud-Ouest.) et la mise à niveau des unités existantes. Le démarrage de la réalisation de l’unité de référence de transformation de la noix de cajou à Bobo-Dioulasso, interviendra courant 2020 pour lequel une table ronde des investisseurs a été organisée le 19 décembre 2019.

A cela s’ajoute un certain nombre d’actions entreprises au profit des filières porteuses dont :

– l’acquisition d’équipements semi-industriels (20 chaînes complètes de production de beurre de karité) au profit des acteurs de la filière karité.

– l’élaboration de 65 business plans pour un coût global de 8 750 000 FCFA au profit des acteurs de la filière

– l’élaboration de 02 guides et leur traduction en 6 langues (mooré, dioula, dagara, gourounsi, bwaba et goulmatchema. Ces guides portent respectivement sur les bonnes pratiques de collecte, de traitement des amandes et de production du beurre de karité conventionnel et biologique de qualité ainsi que sur les bonnes pratiques de fabrication de savon et de pommade à base de beurre de karité ;

– l’appui à la participation des acteurs aux manifestations commerciales (salons et foires) au niveau régional et international ;

– l’organisation de 23 sessions formations/sensibilisation sur des thématiques (management, vie associative, utilisation et entretien d’équipements, normes de qualité, bonnes pratiques d’emballage et d’étiquetage, etc.) en lien avec le développement de la filière karité. En matière d’industrialisation, plusieurs actions ont été menées au cours de l’année 2019 et elles entrent dans le cadre de l’opérationnalisation de la Stratégie Nationale d’Industrialisation (SNI) adoptée en avril 2019 et dont la vision est de promouvoir la création, le développement et la consolidation d’une masse critique d’industries compétitives, durables, créatrices de valeur ajouté et d’emplois décents principalement dans la transformation des matières premières locales. A ce titre, l’on enregistre :

– l’achèvement des constructions et de l’équipement de l’usine d’égrainage de coton bio à Koudougou dont Inauguration interviendra en fin janvier 2020 ;

– la poursuite du processus de réouverture de l’Ex-Faso Fani pour lequel l’étude de faisabilité du projet a été réalisée et les diligences relatives au montage financier du projet bouclées ;

– la réalisation en cours de l’étude de faisabilité pour l’implantation de l’usine de filature classique à Bobo-Dioulasso par le partenaire IMC Corporation SA ;

– l’opérationnalisation du Secrétariat technique du Plan d’industrialisation accélérée (ST/PIA) ;

– l’opérationnalisation en cours de l’Institut de Génie des systèmes Industriels et Textiles (IGSIT). Pour l’implantation de l’usine de filature de coton à Koudougou, les concertations sont en cours avec le partenaire japonais Marubeni sur le modèle économique du projet.

S’agissant du projet A STAR TEXTILE Burkina Faso à Ouaga, Koudougou et Bobo l’on note la création de la société A STAR TEXTILE Burkina et la mise en place de son conseil d’administration, ainsi que la finalisation des processus de mobilisation des sites et des ressources financières pour le projet.

Concernant le suivi de l’exécution du protocole d’accord portant cahier des charges applicables aux opérateurs de la filière coton, l’on peut relever :

– la mise en place d’un Comité de haut niveau du suivi de la relance durable de la production cotonnière du Burkina Faso ;

– l’organisation de l’atelier national sur la relance durable de la production cotonnière du Burkina Faso, du 11 au 13 mars 2019 à Ouagadougou ;

– la mise en place d’un Groupe d’experts ayant examiné, de façon scientifique, la qualité des intrants coton (semences, engrais, insecticides) et destinés à la campagne 2019/2020 ;

– la mise en place d’un Groupe de Sages (composé de personnalités influentes dans le monde rural), en vue d’accompagner le Comité de haut niveau dans sa mission ;

– l’élaboration et la diffusion de deux messages du président du Comité de haut niveau (en dates du 8 avril et du 24 mai 2019), visant à rassurer les producteurs sur les mesures prises pour le bon déroulement de la campagne 2019/2020 ;

– l’organisation de tournées de sensibilisation des producteurs de coton par les membres du Comité de haut niveau, du 6 au 11 mai 2019, dans les zones cotonnières ;

– la subvention de l’Etat à la filière coton à hauteur de 28,452 milliards de

FCFA pour la réduction des prix de cession des intrants coton (engrais, insecticides), pour l’augmentation du prix d’achat plancher du coton graine au titre de la campagne 2019/2020 et pour l’apurement des impayés internes des producteurs enregistrés au titre des campagnes 2017/2018 et 2018/2019 ;

– le déroulement de la campagne cotonnière 2019/2020 dans un climat apaisé.

A cela s’ajoute la formulation d’un programme « Une région une usine de transformation agroindustrielle » dont l’objectif est de contribuer à la mise en place de conditions propices au développement d’une capacité industrielle de transformation agroalimentaire compétitive, inclusive et durable sur l’ensemble du territoire national.

Il y a lieu aussi de relever le lancement de l’Initiative d’implantation de trois (03) sites de traitement de la tomate à Ouahigouya, Gourcy et Yako avec la mise en place d’un comité interministériel chargé du suivi et de la formulation des grandes orientations sur le dossier  ainsi que l’identification des trois (03) sites à savoir celui de Ouahigouya, Gourcy et Yako.

Afin de promouvoir le développement d’infrastructures à l’industrie, l’année 2019 a connu la délimitation d’extension de la zone industrielle de Kossodo et le démarrage des travaux d’aménagement, de viabilisation et de dédommagement des personnes affectées par cette extension, grâce au concours financier de la société A-STAR à hauteur de 80 millions de francs CFA.

A cela s’ajoute la poursuite de l’aménagement de la nouvelle zone industrielle de

Bobo-Dioulasso (commune de Dô) qui a permis :

– la réalisation des travaux des lots 1 d’une longueur de 3681 m et lot 2 d’une longueur de 3952 m de la phase II  et leur réception le 28 octobre 2019 ;

– la poursuite des travaux du lot 3 de la phase II, avec un taux de réalisation des travaux de 70% ;

– la reprise des travaux de la phase I le 22 juillet 2019, avec un taux de réalisation des travaux de 42%.

Concernant la restructuration des entreprises en difficultés, l’on enregistre :

– la réalisation de 7 pré-diagnostics sur 8 demandes reçues ;

– la réalisation de 3 diagnostics stratégiques dont les rapports ont été examinés par le Comité de Pilotage National, CPN ;

– la réalisation en cours de 2 diagnostics stratégiques ;

– la validation de 2 dossiers de financements par le Comité de Pilotage

National (CPN)

– le suivi de la mise en œuvre des plans de restructuration de 13 entreprises ;

– le recouvrement de 751 259 890 FCFA auprès des entreprises du portefeuille PRED.

Enfin, dans le cadre du traitement des dossiers de demande d’autorisations d’implantation des unités industrielles, 333 arrêtés portant autorisation d’implantation d’unités industrielles ont été délivrés et 80 dossiers sont dans le circuit de traitement.

Distingués hommes et femmes des médias

Dans le cadre de la promotion de l’investissement, le Ministère a participé à plusieurs évènements internationaux de promotion économique et organisé des « Focus Burkina Faso » au cours desquels les potentialités économiques, les opportunités d’investissement et le climat des affaires ont été présentés. On retient à titre illustratif, la participation au :

– Forum International Afrique Développement (FIAD) au Maroc

– Forum annuel des investissements : AIM Dubaï

– Forum d’affaire Africallia en Côte d’Ivoire

– Africa investment Forum en Egypte

– 18 ème forum AGOA en Côte d’Ivoire

– Forum Africa Business (FAB) aux Pays Bas

– Forum des Affaires de la ZLECAf au Niger

– la Journées économiques à Houston (USA) ;

– le Rebranding Africa Forum (RAF) à Bruxelles ;

– Première Exposition Sino-Africaine en Chine

– Forum économique de Riyad en Arabie Saoudite ;

– 18 ème Conférence générale de l’ONUDI à Abu-Dhabi ;

– 8 ème Conférence ministérielle des PMA à Abu-Dhabi ;

– le Salon International de l’Artisanat du Mali, SIAMA ;

– Salon de l’Artisanat pour la Femme (SAFEM), au Niger

– Sommet Russie-Afrique à Sotchi.

Concernant l’opérationnalisation du nouveau code des investissements, l’on peut retenir l’adoption de deux (02) principaux décrets d’application. Il s’agit du décret n°2019-0299/PM/MCIA/MINEFID du 12 avril 2019 portant fixation des conditions d’application de la loi portant nouveau Code des investissements au Burkina Faso et du décret n°2019-0328/PM/MCIA/MINEFID, portant attributions, organisation et fonctionnement de la CNI.

L’on note aussi la signature de 02 arrêtés conjoints dont l’arrêté 2019-

0337/MCIA/MINEFID du 09 septembre 2019, portant composition, attributions et fonctionnement du comité interministériel de constatation de démarrage des activités des entreprises agréées au code des investissements et l’arrêté 2019- 0336/MCIA/MINEFID du 09 septembre 2019, portant composition, attributions et fonctionnement du comité interministériel de de suivi et de contrôle des entreprises agréées au code des investissements.

En sus de la prise de ces textes, l’on enregistre :

– la tenue de douze (12) séances de réunions des membres de la Commission nationale d’investissement (CNI) qui a permis d’examiner 107 dossiers conformément aux dispositions du nouveau code des investissements pour un montant global des investissements évalué à 435 327 298 720 FCFA ;

– l’organisation d’ateliers régionaux de diffusion du Code dans treize (13) régions du Burkina Faso avec appui de l’ABI;

– la traduction du code des investissements en anglais et en mandarin ;

– la production de 1 000 dépliants sur les mesures incitatives du nouveau code des investissements (600 en français et 400 en anglais) ;

– l’édition du code des investissements et des textes d’application en 1000 exemplaires dont 700 en français, 200 en anglais et 100 en mandarin ; et diffusion dans les Ministères, les structures d’appui au secteur privé et les organisations faîtières ;

– la diffusion du code des investissements lors des missions de promotion au niveau international.

En matière de promotion de la consommation des produits locaux pour faire connaître les produits nationaux et susciter un engouement des produits nationaux auprès des consommateurs, une Initiative portant mise en place d’un système d’identification des produits made in Burkina a été lancée.

L’opérationnalisation de ladite initiative a permis le lancement du concours et la réception des dossiers de candidature pour la conception du logotype Made in Burkina.

En outre pour contribuer à la valorisation et à la promotion des produits locaux par la propriété industrielle, le décret portant création, attributions, organisation et fonctionnement du Comité National des Indications Géographiques et des Marques Collectives (COMACIG) a été adopté et a permis d’engager la labélisation du Faso Dan Fani et celle du chapeau de Saponé citée plus haut.

En plus ces actions, l’on peut aussi retenir :

– l’organisation de la 5 ème édition de la FIMO

– la relecture de l’Arrêté instituant le mot d’ordre « consommons burkinabé »

– l’organisation de soirées de dégustation de mets faits à base de graines de maïs et de karité ;

– la certification de quatorze (14) produits dont l’attiéké, farines infantiles, beurre de karité, eaux minérales, farines de maïs, gritz de maïs, mung bean et le miel.

Dans le cadre de l’écoulement des produits de l’industrie national nous avons organisé une campagne de déstockage des produits en mévente de la SAP Olympic en collaboration avec l’Union des Vendeurs de Pièces détachées, Cycles et Cyclomoteurs (UVPD-2C). Cette campagne, lancée le 30 septembre 2019 au siège de la SAP Olympic à Bobo-Dioulasso, a permis d’enlever un stock d’une valeur de 890 997 500 francs CFA représentant 71% du stock .

Pour l’accompagnement de la SN SOSUCO dans la mise en œuvre du protocole d’accord avec les distributeurs et importateurs pour l’écoulement de ses produits, sur une production totale de 31 000 tonnes de sucre en 2019, la mise en œuvre du protocole a permis d’écouler la presque totalité dudit stock. A la date du 31 décembre 2019, les 23 000 tonnes de sucre restant à la SN-SOSUCO ont entièrement été enlevées.

S’agissant enfin de l’accompagnement des huileries pour l’enlèvement de leurs produits en mévente, les membres du Réseau des Importateurs et Distributeurs d’Huiles Alimentaires du Burkina Faso (RIDHA-BF), sous l’égide du ministère en charge du commerce, se sont engagés à accompagner les huileries en difficulté dans l’écoulement de leurs produits à travers un mémorandum signé en 2018. En 2019, les membres du RIDHA ont payé auprès de la SN Citec 291 000 bidons d’huiles de 20 litres, 2000 paquets de 4 bouteilles de 5 litres et 40 tonnes d’huile en vrac pour un chiffre d’affaires de 4 milliards de francs CFA, ce qui a permis d’écouler la totalité du stock.

On peut donc conclure que la mesure de suspension des ASI a atteint ses objectifs à 100%.

Mesdames et Messieurs les journalistes ;

Distingués invités ;

Concernant la promotion des exportations, et dans le cadre de la promotion de l’exportation des produits burkinabè, le pays a participé au 18 ème forum AGOA à Abidjan et à la 6 ème réunion du Groupe Technique de Travail (GTT) sur le commerce des services dans le cadre du processus de négociation sur la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).

En outre, grâce à l’abnégation du Secteur privé de la Diaspora, une vitrine des produits transformés made in Burkina a été inaugurée à Abidjan Mall le 2 décembre 2019. Elle comprend l’ensemble des produits des filières porteuses du Burkina (Sésame, mangue, anacarde, cuirs et peaux, textile-habillement, tomate, miel, PFNL, artisanat, etc.) et permet de faire connaître ces produits aux consommateurs.

Par ailleurs les capacités de 219 exportateurs ont été renforcées dans les différentes filières à travers des formations menées par l’APEX-Burkina dans les domaines de la participation aux foires et salons, de la contractualisation, de la négociation commerciale, de la fixation des prix à l’export, à l’accès aux marchés internationaux, l’emballage et la démarche qualité pour leur professionnalisation.

Les autres faits marquants concernent :

– l’accompagnement de 163 exportateurs dans le cadre de l’appui à la conquête des marchés extérieurs des différentes filières aux manifestations commerciales dans plusieurs pays (Chine, Egypte, Etats Unis d’Amérique,  Côte d’Ivoire Sénégal, Canada, Italie, Ghana, Suisse,Tanzanie…) ;

– l’élaboration d’un répertoire catégorisé 500 exportateurs avec des informations sur les acteurs par filière ;

– la promotion des exportations aux USA sous AGOA avec :

 la participation effective du Burkina Faso au 18ème forum AGOA tenu à Abidjan en Côte d’Ivoire, du 03 au 06 août 2019 ;

 l’établissement d’un contact avec agence américaine de développement internationale (USAID) pour la définition d’un plan stratégique pour intensifier les exportations aux USA. Ainsi un spécialiste de l’AGOA de USAID a échangé du 11 au 15 novembre 2019 avec les structures nationales pertinentes dans le cadre de la définition d’un plan stratégique au cours de l’année 2020 ;

 l’approbation le 11 décembre 2019 par les autorités américaines (U.S. Trade Représentative) du visa textile permettant les exportations de produits textiles aux USA en franchise de droits de douane ;

– la mise en place d’un portail web d’information commerciale ;

– la contribution dans les instances régionales et internationales (UEMOA,CEDEAO, UA, OMC, etc.) aux travaux sur la mise en œuvre de mesures de facilitation des échanges ;

– la contribution à l’élaboration des listes régionales de produits sensibles dans le domaine du commerce des marchandises dans le cadre de la ZLECAf ;

– la mise en place d’un cadre de concertation sur le commerce électronique par un arrêté conjoint des ministères intervenant dans la promotion du E-commerce.

En matière de lutte contre la fraude, du contrôle des prix et la protection des consommateurs, les actions elle a été intensifiée en 2019 avec l’opérationnalisation de la Brigade Mobile de Contrôle économique et de la Répression des Fraudes (BMCRF).

L’objectif est de protéger l’économie nationale afin d’assurer un climat prospère au développement d’un secteur privé compétitif, dynamique, créateur d’emploi et de richesse.

Au titre de la lutte contre la fraude et la contrefaçon, les résultats suivants ont été obtenus :

1 700 tonnes de sucre importé irrégulièrement ont été saisies ;

109 072 bidons d’huile alimentaire importés irrégulièrement ont été saisis dont 12 500 de 20 litres et 96 572 de 90 centilitres, 45 centilitres et 3 litres ;

24 000 pneus pour engins à deux roues importés irrégulièrement ont été saisis ;

63 tonnes de farine de blé importées irrégulièrement ont été saisies ;

– Plus de 6 millions de sachets plastiques et environ 8000 bouteilles P.E.T, de liqueur frelatée ont été saisis ;

903 cartons de cigarettes, soit 45 150 cartouches de cigarettes non homologuées ont été saisies ;

– 405 tonnes de sésame en voie d’exportation ont été saisies, pour violation de la réglementation en matière d’exportation dudit produit.

Dans le cadre du Contrôle de la concurrence dont l’objectif est d’assurer la transparence du marché, la concurrence saine et loyale et de contribuer au bien- être des consommateurs :

8 320 opérateurs économiques ont été contrôlés dans le secteur du commerce et de l’industrie (NB : Nous sommes passés de 11 000 opérateurs contrôlés en 2018 à 8 320 en 2019. Cela s’explique par le fait que la BMC a mis l’accent en 2019 sur les importateurs, les industriels et les grossistes afin de lutter efficacement contre les pratiques illicites) ;

23 unités de production d’eaux préemballées ont été mises sous scellé, pour non-respect de cahiers de charges ;

10 unités de production d’huiles alimentaires ont été mises sous scellé, pour non-respect des cahiers de charge ;

2 unités de production d’alcool ont été temporairement fermées, pour non-respect de la règlementation en la matière ;

319 tonnes de produits périmés ont été saisis ;

– 52 relevées hebdomadaires de prix ;

– l’instauration d’une émission « météo des prix des produits » sur la RTB et sa diffusion tous les 15 jours ;

– la sensibilisation de 16 800 opérateurs économiques sur la réglementation économique.

L’année 2019 a vu la concrétisation du marquage sanitaire sur des emballages des produits du tabac, conformément aux exigences de la convention cadre de l’OMS relative à la lutte antitabac. Et ce grâce aux efforts conjugués des ministères en charge du commerce, de la santé et des associations de lutte contre le tabac notamment ACONTA. A ce jour, les emballages de seize (16) marques de produits du tabac de cinq (05) entreposeurs comportent les images et messages sanitaires exigés.

Aussi, depuis l’entrée en vigueur du marquage sanitaire le 1er juillet 2019, les services du commerce ne délivrent les DPI et Visas du tabac qu’aux entreposeurs en règle.

En outre des actions de contrôle ont été effectuées en vue de retirer sur le marché les paquets et cartouches de tabacs qui ne portent pas les images et messages illustrés. La surveillance du marché se poursuit en vue de saisir les produits du tabac non marqués qui entrent par la contrebande.

En matière de promotion de l’artisanat, les principales réalisations se sont inscrites dans le sens de l’accroissement de la productivité de l’artisanat, la structuration du secteur et l’accès au marché des produits. A ce titre on note :

– la poursuite de la construction du Village Artisanal de Bobo-Dioulasso et l’installation de 21 artisans dans les ateliers du premier bloc déjà construit sur le site ;

– la sélection de 22 artisans et leur intégration dans le Village Artisanal de

Kaya (VAK) en octobre 2019 ;

– la signature d’une convention de financement entre le Burkina Faso et la Coopération italienne en mars 2019 pour le renforcement des compétences techniques et entrepreneuriales des artisans burkinabè à travers la mise en place d’un Centre National d’Appui à la Transformation Artisanale du Coton (CNATAC)

– la validation du projet d’accord cadre pour la mise en place d’un mécanisme de facilitation de l’accès des artisans à la commande publique par l’ARCOP. Il reste l’approbation du projet d’accord par le Gouvernement en vue de sa signature ;

– l’organisation de la 2ème édition du Salon Régional de l’Artisanat Le SARA s’est tenu du 20 au 24 novembre 2019 à Kaya, dans la région du Centre- Nord, sous le thème « consommation locale des produits de l’artisanat : enjeux, défis et perspectives ». Elle a été une opportunité pour 120 artisans participants de commercialiser leurs produits, de partager les expériences et de nouer des contacts d’affaires. 09 régions y ont pris part à travers leurs artisans et un prix spécial dénommé « Prix du Mérite du Ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’artisanat » d’une valeur de 1 750 000 F CFA a été décerné aux 3 meilleurs artisans. Les lauréats de ce prix bénéficient également chacun, à titre gracieux, d’un stand climatisé de 700 000 F CFA à la 16 ème édition du SIAO, prévue du 29 octobre au 08 novembre 2020. ;

– la définition en cours d’un projet de statut juridique des villages artisanaux du Burkina Faso ;

– la validation en décembre 2019 de quatre (4) projets de textes d’application du code de l’artisanat de l’UEMOA.

En matière de diplomatie économique, il faut relever que le département a organisé du 26 février au 1 er mars 2019 à Ouagadougou 2019, le premier séminaire de formation des Conseillers économiques en service dans les représentations diplomatiques du Burkina Faso sur le thème « la promotion des opportunités d’investissements du Burkina Faso à l’étranger : rôle et contribution des conseillers économiques ».

Le séminaire a enregistré la participation de quarante-deux (42) conseillers en charge des questions économiques. Le séminaire a comporté cinq (05) modules

qui sont :

– la promotion des investissements et des exportations ;

– la facilitation des investissements et des exportations ;

– le suivi des investisseurs ;

– la veille et l’amélioration du climat des affaires ;

– les partages d’expériences.

A la suite du séminaire, une plateforme d’information des Conseillers économiques dans les représentations diplomatiques a été créée et plusieurs évènements de promotion économique ont été initiés par les représentations diplomatiques (RCI, France, Italie…,) et mis en œuvre avec l’appui du Ministère, du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat (MCIA) à travers l’Agence Burkinabè des Investissements (ABI).

En sus de ces acquis, le ministère, à travers sa participation active à plusieurs missions présidentielles, a conduit des délégations d’hommes d’affaires au :

– Forum d’affaires Turquie-Burkina Faso à Istanbul ;

– TICAD VII au Japon ;

– Sommet G20 Compact with Africa à Berlin;

– Forum Economique Russie Afrique ;

– Forum économique de Chine ;

Cela a permis entre autres, le renforcement de la coopération bilatérale en matière d’investissements à travers la signature de plusieurs accords entre l’ABI et ses paires dont :

– Accord de promotion et de protection des investissements (APPI) avec la République de Turquie le 11 avril 2019 lors de la visite officielle de S.E.M le Président du Faso du 09 au 11 avril 2019 ;

– les protocoles d’accords avec l’organisation japonaise du commerce extérieur (JETRO)  le 28 août 2019 à Yokohama en marge de la TICAD VII ; le Conseil des relations économiques étrangères (DEIK) de la République de Turquie et la Société Nationale chargée de la promotion des Investissement et des Grands Travaux (APIX-S.A) du Sénégal.

En matière de formation et de création d’emplois pour les jeunes et les femmes, il est à retenir :

– l’information et la sensibilisation de 413 PME/PMI ;

– l’appui-conseil de 916 acteurs de PME ;

– la sélection de 80 porteurs de projets et promoteurs d’entreprises pour être admis au dispositif de développement de l’Incubateur, Pépinière et Hôtel d’Entreprises ;

– l’organisation le 26 février 2019 en collaboration avec l’institut supérieur 2IE et de la Banque Mondiale d’un atelier de réflexion dénommé «Hackathon I for Policy », sur les contraintes de développement des PME spécifiquement les startups. Cette activité a permis de lancer un processus de co-construction de politiques publiques en faveur des PME porter par les entrepreneurs ;

– l’organisation à Bobo Dioulasso le 12 octobre 2019 d’un forum économique dédié aux PME sous le thème : « quelles stratégies pour la promotion des jeunes opérateurs économiques du Burkina Faso» ;

– le lancement par AFP-PME ;une émission TV: quot;la PME du Faso" qui va être consacrée à la promotion du savoir-faire des PME locales et de la Diaspora, mais aussi des initiatives et des mesures prises en faveur des PME par le Gouvernement et ses partenaires (consommons local, accès à la commande publique, code des investissements, accès au crédit etc.) ;

– la formation de 1 168 acteurs avec l’appui de partenaires tels que la Caravane Entreprendre à Zéro Franc (EZF), la Maison de la PME et autres partenariats;

– l’accompagnement financier et le coaching de 46 promoteurs pour prendre part aux foires et manifestations commerciales au niveau national et à l’étranger ;

– l’organisation de 12 séances d’informations au profit de 1312 participants sur l’ensemble du territoire.

– la conception d’une plateforme électronique (burkinadiaspora.bf) qui va être lancée officiellement en Février 2020 après la phase pilote.

– l’installation d’un réseau d’une trentaine de facilitateurs le 16 décembre 2019. Il réunit des agents de divers départements sectoriels (commerce, burkinabè de l’extérieur, finances, Habitat etc.), des représentants de la Diaspora, de l’Association des municipalités ainsi que de l’Assemblée Nationale du Burkina Faso.

En matière de financements conventionnels et alternatifs et dans le cadre de la promotion d’une offre de produits financiers sous forme de crédit à court, moyen et long termes aux promoteurs de PME/PME pour un volume de crédit octroyé de 230 922 182 francs CFA à 35 promoteurs.

L’on capitalise aussi dans ce registre la signature de protocoles de partenariat entre l’AFP-PME, la SGBF, ORABANK et la Maison de l’Entreprise du Burkina Faso en vue d’améliorer l’accès des PME aux financements bancaires. Ainsi, sur un engagement de 15 milliards de francs CFA par an pendant 5 cinq ans, la SGBF a octroyé aux PME en 2019 un volume de crédit de 27 milliards de francs CFA.

Quant à ORABANK sur un objectif de 5 milliards de francs CFA par an pendant 3 ans, c’est 7 milliards qui ont été accordé aux PME en 2019.

En matière de financement alternatif, une Initiative de renforcement du Capital Productif des Petites et Moyennes Entreprises (IRCP-PME) a été lancée et a enregistré la réception et le traitement des demandes de 859 PME, dont 704 répondaient aux critères (81,95%), ayant permis de sélectionner de 130 PME dans les treize (13) régions du pays. L’acquisition et la remise des équipements 10 PME par région au profit de la région du de la région du Sahel, des Hauts- Bassins, du Nord du Centre-Nord, des Cascades et du Sud-Ouest. A ce jour, des équipements d’une valeur de 282 millions ont été mis à la disposition des PME.

A cela s’ajoute l’Initiative de renforcement des capacités productives des tisseuses par la dotation de 5 000 métiers à tisser pour laquelle 650 métiers ont été produits et distribués à 63 associations réparties sur le territoire national avec l’accompagnement financier de la Coopération Autrichienne et de la Filature du Sahel.

Par ailleurs, la Banque Africaine du Développement (BAD) a mis à la disposition du MCIA un montant de 50 millions pour la production de 400 métiers à tisser.

Il en est de même pour la Loterie Nationale Burkinabè et du Groupe EBOMAF qui ont accepté accompagner le département par un appui financier de l’ordre de 50 millions de francs CFA chacun pour une production globale de 800 métiers à tisser.

La République populaire de Chine a aussi financé la production de 120 métiers par l’octroi de 18 millions de FCFA au MCIA.

Mesdames et Messieurs les journalistes ;

Distingués invités ;

En matière d’actions du département axées sur la cohésion sociale, il convient de rappeler que le terrorisme et la dégradation de la cohésion sociale revêtent de nos jours un caractère multidimensionnel. Ainsi, ces phénomènes sont fortement arrimés à un certain nombre de facteurs qui comportent une dimension économique sous-jacente souvent négligée.

En effet, bien que la pauvreté économique ne soit pas un indicateur absolu de radicalisation pouvant déboucher à des actes de terrorisme ou d’extrémisme, elle en est un facteur non moins important à prendre en compte. Ainsi, l’analyse de certaines données sociales liées à la prévalence de ce fléau de par le monde révèle que la pauvreté marquée par la précarité de l’emploi et la vulnérabilité, si elle n’est pas la seule variable déterminante, y contribue pour une grande part.

Elle constitue inexorablement un terreau fertile propice à la propagation de l’idéologie extrémiste et obscurantiste et par voie de conséquence à l’émergence des adeptes d’actes terroristes et de radicalisation des opinions, facteur de dégradation de la cohésion sociale.

Ce faisant, cette problématique ne saurait être bien cernée sans prendre en compte l’exhaustivité des facteurs de risque dont celui de la vulnérabilité économique. Dans ce contexte, il est de toute évidence que les avancées militaires et sécuritaires aussi importantes qu’elles soient ne suffiront pas, à elles seules, à éliminer ce fléau car le combat doit se dérouler sur plusieurs fronts, y compris en s’attaquant aux conditions économiques qui favorisent le développement du terrorisme.

C’est en cela que dans le cadre du développement de politiques publiques axées sur la prévention du terrorisme, le Gouvernement a pris l’option de combiner les questions de sécurité avec celles du développement économique.

Le Ministère étant au centre de la sphère économique, il est donc de toute évidence que son action au quotidien qui est orientée vers la promotion du secteur privé, contribue à promouvoir l’instauration d’un développement inclusif qui satisfasse durablement les aspirations à un épanouissement et un mieux-être de toute la population surtout la jeunesse qui constitue la cible privilégiée des recruteurs et propagandistes.

Ce faisant, l’intervention du MCIA pour créer un environnement propice à l’investissement et au développement de l’initiative privée est un tremplin pour le secteur privé pour créer des entreprises qui offrent des emplois durables à la jeunesse et aux groupes vulnérables.

C’est en cela que le Ministère du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat s’investit sans relâche dans cette approche holistique prônée par le Gouvernement qui est de combiner à l‘option militaire, une réponse économique qui passe par l’instauration d’un cadre économique propice à la lutte contre l’attrait de la facilité, et à l’occupation des jeunes et des groupes vulnérables ;toute chose qui contribue à faire en sorte qu’ils ne soient pas enclins à se tourner vers des actions terroristes.

Ainsi, au-delà des acquis présentés plus haut, le Ministère s’emploie à:

– promouvoir la bonne gouvernance économique en termes de renforcement des capacités ; initiatives et de Responsabilité Sociale des Entreprises (RSE) ;

– soutenir la formalisation des entreprises dans les différentes localités afin de tirer profit des potentialités locales et de créer des emplois durables qui puissent occuper durablement la jeunesse ;

– renforcer les capacités des PME dans leurs zones d’implantation ;

– promouvoir le dialogue permanent avec les différentes composantes du secteur privé et au niveau interne avec les partenaires sociaux.

Concernant le cas spécifique du dialogue avec les partenaires sociaux, il convient de relever que les résultats engrangés sont satisfaisants, nous le devons non seulement à l’engagement de l’ensemble du personnel du département, mais surtout à la compréhension, la contribution et le patriotisme des partenaires sociaux du ministère qui, à travers leur disponibilité au dialogue permanemment entretenu, a fortement contribué à créer un climat favorable à l’atteinte de nos objectifs.

Distinguées invités ;

En guise de conclusion et de perspectives, je peux indiquer que durant ces deux dernières années, le Ministère a fait un bond qualitatif en matière de réalisation des objectifs sectoriels du PNDES qui lui sont assignés lesquels se résument au relèvement du défi de la dynamisation des secteurs porteurs pour l’économie et les emplois à travers un secteur privé dynamique et compétitif.

En effet, malgré la situation difficile et la rareté des ressources financières dont fait face le ministère, ces deux dernières années ont été marquées par un engagement irrévocable du département à accélérer la mise en œuvre des réformes et des investissements structurants du PNDES. Aussi, dans un environnement externe empreint de mutations, nous nous sommes pleinement investis pour donner plus de chance à nos actions d’être plus efficaces et visibles en termes de résultats. Cela nous a permis d’enregistrer un taux de réalisation du PAP de 85,7% en 2019 contre 82,15% en 2018.

En termes de perspective, le département entend garder le cap déjà fixé. C’est en

cela que nous avons défini lors la 2 ème session du CASEM tenue le 05 décembre

2019 les cadres programmatiques qui définissent l’articulation et le contenu des défis que nous entendons imprimer à nos actions pour cette dernière année de mise en œuvre du PNDES. Cet exercice nous a permis d’adopter le PAP 2020- 2022 obtenu à partir d’un glissement annuel de la programmation du PAP 2019- 2021.

De ce PAP 2020-2022, nous avons extrait la tranche annuelle 2020 qui se focalise sur les activités prioritaires prévues pour cette année.

Par ailleurs, nous avons adopté un Plan de Travail Annuel (PTA) 2020 qui couvre l’exhaustivité des activités des différentes structures et qui servira de cadre d’évaluation de leurs performances. Il prend en compte non seulement le contenu de la tranche annuelle 2020 mais aussi la planification des activités de support des différentes structures centrales rattachées et de mission qui concourent à l’atteinte des objectifs de notre lettre de missions.

En somme, ces documents de planification 2020-2022 s’inscrivent dans le cadre

du défi d’une mise en œuvre accélérée du PNDES pour des résultats à impacts rapides et porteurs de changement significatifs en lien avec les orientations fixées dans les référentiels sectoriels que sont la Politique sectorielle

« Transformation industrielle et artisanale » et de la Politique Sectorielle

« Commerce et Services Marchands ». A cela s’ajoute naturellement les autres stratégies sous-sectorielles en l’occurrence la Stratégie Nationale d’Industrialisation et la stratégie Nationale de promotion des Exportations.

Même si les challenges sont immenses, l’on peut retenir à titre illustratif un certain nombre de rendez-vous sur lesquels le ministère est fortement attendu.

Il s’agit à titre illustratif de :

– l’opérationnalisation de la 2 ème phase du projet portail virtuel « porte d’entrée au Burkina »

– l’organisation réussie de la 2 ème édition du SICOT et de la 16 ème édition du

SIAO ;

– le démarrage du projet de construction de l’unité pilote de transformation de l’anacarde;

– le démarrage du projet A STAR TEXTILE,

– le lancement du projet de renforcement des capacités productives des

PME (PRCP-PME) et du projet Impulse 2A;

– l’adoption de la loi sur les filières porteuses ;

– l’opérationnalisation de programme « One district One factory » ;

– l’opérationnalisation de l’Initiative Made in Burkina ;

– la poursuite des initiatives 100 produits certifiés et la labélisation des produits du terroir ;

– la sécurisation et la délimitation du foncier pour l’aménagement des zones industrielles dans les 13 régions ;

– le lancement officiel du projet du Projet de mise en place d’un Centre National d’Appui à la Transformation Artisanale du Coton (CNATAC) ;

– l’étude pour la création d’une agence d’aménagement et de gestion des zones industrielles ;

– l’étude pour la réalisation d’un parc d’expositions Ouaga Expo ;

– l’aménagement d’une zone industrielle de 100 hectares à Samendéni ;

– etc.

Pour réussir ce pari, nous mettons un point d’honneur sur :

– l‘appropriation des activités par les structures ;

– la proactivité et l’anticipation dans la conduite des actions

– une meilleure implication et la responsabilisation des DRCIA dans la conduite des actions menées au niveau déconcentré

– le suivi rigoureux et régulier pour déceler à temps les goulots d’étranglement afin d’y apporter les mesures correctives idoines ;

– une communication efficiente autour des réalisations pour plus de

visibilité du département ;

C’est à ce prix que le département contribuera au succès de la mise en œuvre de l’axe 3 du PNDES, notamment par le développement d’un tissu d’industries manufacturières qui transforment les matières premières locales, créent de la valeur ajoutée, des emplois pour les jeunes et les femmes.

Permettez-moi pour clore mon propos, de réitérer mes remerciements et ma gratitude pour cette forte mobilisation à cet exercice de redevabilité au sein de mon département et de renouveler à toutes et à tous, mes vœux de bonne et heureuse année 2020. Ensemble, œuvrons pour le développement de notre pays, dans la paix et la cohésion.

Dans nos actions quotidiennes, n’oublions pas que c’est le Faso d’abord !

Dieu bénisse le Burkina Faso, je vous remercie !

28 Janvier 2020                     Laborpresse.net

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