Commentaire
Des prérogatives en matière d’état civil et organisation de l’état civil des Burkinabè à l’étranger , sont désormais dévolues aux agents diplomatiques et consulaires du Burkina Faso .Une décision actée en conseil des ministres du 10 septembre 2026.
Le Conseil du 10 septembre 2026 , a adopté un décret portant fixation des attributions des agents diplomatiques et consulaires en matière d’état civil et organisation de l’état civil des Burkinabè à l’étranger.
Ce décret est une relecture du décret n°445/PRES/AET du 27 août 1963 portant fixation des attributions des agents diplomatiques et consulaires de la République de Haute-Volta en matière d’état civil. Après des décennies de mise en œuvre, précise le gouvernement, ledit décret a révélé plusieurs insuffisances.
Le présent décret comporte plusieurs innovations. Il s’agit entre autres, de :
– l’élargissement des catégories d’officiers de l’état civil, en reconnaissant non seulement les chefs de missions diplomatiques et les chefs de postes consulaires mais également leurs adjoints comme officiers de l’état civil de plein droit ;
– l’institution de la délégation des fonctions d’officiers de l’état civil ;
– l’encadrement de la désignation des auxiliaires de l’état civil ;
– la possibilité de conférer, à titre exceptionnel, la qualité d’officiers de l’état civil délégué à un consul honoraire ;
– la définition expresse de la compétence territoriale des officiers de l’état civil ;
– l’introduction des missions consulaires mobiles, permettant de rapprocher les services d’état civil des Burkinabè de l’extérieur résidant loin des représentations diplomatiques ou consulaires.
Il ressort, que l’adoption de ce décret permet de moderniser le cadre juridique applicable à l’état civil consulaire, d’améliorer la sécurité juridique des actes établis par les missions diplomatiques et les postes consulaires et de renforcer l’accessibilité et la continuité du service public au profit des Burkinabè de l’extérieur.
Qu’est ce qu’est un intellectuel ?
Il n’est pas superfétatoire de rappeler qu’un intellectuel est un citoyen qui est capable de trouver des solutions fiables et justes aux problèmes qui se posent dans la société et dans son environnement. Ce n’est pas celui qui excelle dans la rhétorique scientiste de diversion .Le droit ne doit pas être immuable et a besoin d’une adaptation à l’évolution sociale et aux préoccupations fondamentales des citoyens. Des années durant, des Burkinabè de l’étranger ont été confrontés à des difficultés d’établissement de leurs documents. Il fallait toujours se déplacer à l’intérieur du pays pour les formalités.
Désormais, les Burkinabè de l’étranger pourront se délivrer des documents dans leurs ressorts diplomatiques et consulaires. C’est cela le progrès, fruit de l’intelligence au lieu de s’arcbouter sur des lois surannées en disant ce sont les textes. Quand les textes accusent des lacunes, il faut les corriger sinon cela pourrait induire qu’on est soi-même limité en matière de vision progressiste.

Oscar Félix Diakité
Laborpresse.net Lundi 14 septembre 2026
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