Commentaire
L’Etat du Burkina Faso disposait par le passé d’une imprimerie nationale qui a fait faillite à la faveur du processus de privatisation dicté par les institutions de Bretton Woods mais aussi par une gestion opaque. Pourtant, une telle structure est d’importance pour des documents officiels de l’Administration publique. Le régime de la Révolution Progressiste Populaire (RPP) a jugé nécessaire de doter l’Etat d’un tel instrument.
Le conseil des ministres du 29 mai 2026 a adopté un décret portant création d’une société d’Etat dénommée GRANDE IMPRIMERIE DU FASO (GIF).
Le Burkina Faso fait face à un enjeu structurel majeur lié à la gestion des activités d’impression et de reprographie de l’administration. Ces activités sont essentiellement réalisées par des prestataires externes générant des surcoûts significatifs pour l’Etat, des risques élevés de fuite d’informations sensibles et des délais de production parfois incompatibles avec les exigences administratives.
La création de la GRANDE IMPRIMERIE DU FASO, déclare le gouvernement, apparaît comme une nécessité stratégique permettant entre autres une réduction significative des dépenses publiques liées à l’impression et une meilleure maîtrise des flux documentaires de l’Etat.
La GRANDE IMPRIMERIE DU FASO a pour objet la conception, la production, la sécurisation et la diffusion de documents officiels et administratifs. Elle est notamment chargée de l’impression des documents administratifs officiels de l’Etat et des manuels scolaires. A ce titre, la GRANDE IMPRIMERIE DU FASO a l’ambition de participer à la politique nationale de souveraineté documentaire et de sécurisation des titres publics. Son capital social, précise le gouvernement, est de 5 000 000 000 F CFA, entièrement détenu par l’Etat.
L’adoption de ce décret permet la création de la GRANDE IMPRIMERIE DU FASO, conformément à la loi n°025/99/AN du 16 novembre 1999 portant règlementation générale des sociétés à capitaux publics.
Oscar Félix Diakité
Laborpresse.net Dimanche 31 mai 2026
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