Commentaire
Au Burkina Faso ,face à la persistance de l’inflation outrancière des engins à deux roues ,le gouvernement décide en juillet 2025 de sonner la fin de la récréation. Des mesures sont édictées pour impacter une baisse rationnelle des prix des motocyclettes.
De toute évidence, les commerçants exerçant dans la vente de motos, ont toujours invoqué des arguments souvent mensongers pour justifier les hausses de prix. Du 8 au 17 avril 2025, la Brigade mobile de contrôle économique et de la répression des fraudes (BMCRF) a mené des investigations sur plusieurs points de vente à Ouagadougou et Bobo-Dioulasso. Il ressort , que les prix des motos ont effectivement connu des hausses, et cette inflation est expliquée à deux niveaux :
Chez les importateurs, la difficulté d’accéder directement aux usines de fabrication associée à la non maîtrise des prix à l’international qui conduit les importateurs burkinabè à s’approvisionner auprès des intermédiaires ou revendeurs.
Du côté des détaillants, la rareté et la rupture de stocks des motocyclettes chez les importateurs/grossistes qui justifient l’augmentation au regard de la forte demande, la spéculation.
Mesures gouvernementales
Face à cette crise persistante, le ministère en charge du Commerce, par le biais de la BMCRF, propose une série de mesures pour baisser la spirale des prix: il s’agit :
– la mise en place d’une Autorisation Spéciale d’Importation (ASI) pour mieux contrôler l’approvisionnement.
– le montage local des motos dites “originales” afin de bénéficier d’exonérations fiscales et réduire les coûts.
– la surveillance périodique des prix et des stocks sur tout le territoire.
Le ministère , rapporte la Direction de la communication, a saisi les Ambassades du Burkina Faso dans les pays fournisseurs afin de recueillir des données précises sur les prix à l’origine. Ces informations permettront une comparaison avec les pratiques commerciales internes, pour une transparence accrue.
La BMCRF a annoncé une intensification des contrôles chez les importateurs, unités de montage et revendeurs.
Monsieur Sanibè Faho, Coordonnateur Général de la brigade, a été sans équivoque : « Toute pratique de spéculation excessive sera sanctionnée. Les motos seront saisies et revendues, et les recettes reversées au Fonds de soutien patriotique. »
Il a exhorté les opérateurs économiques à faire preuve d’éthique et de respect des règles en vigueur.
Aux consommateurs, il a lancé un appel à la vigilance et à des choix stratégiques de résilience face à cette conjoncture difficile.
Des numéros verts sont disponible pour signaler tout abus ou manquement.
Numéros verts BMCRF : 80 00 11 84 / 80 00 11 85 / 80 00 11 86 (Bobo Dioulasso).
Bérenger Traoré
Laborpresse.net Dimanche 06 Juillet 2025
LABORPRESSE.NET
Une très belle initiative. Comme cela les nous autres auront tous de motos.
Belle initiative,il faut aussi donner le monopole de toute les motos a 5commercants et donné un barème afin de répondre au besoin de la population