Commentaire
Après une période de sensibilisation et de recommandations , face à la persistance des pratiques anormales par des commerçants de motocycles, la Brigade Mobile de Contrôle Économique et de Répression des Fraudes (BMCRF) est montée sur ses grands chevaux. Elle a décidé en juillet 2025, de sonner la fin de la récréation par la saisie de motos et la fermeture de certains magasins de vente en situation d’irrégularité.
Il s’agit, rapporte le service communication de la BMCRF, d’une vaste opération visant à rétablir l’équité commerciale et à préserver le pouvoir d’achat des populations sur le marché des motocyclettes.
Après plusieurs mois de campagnes de sensibilisation auprès des opérateurs économiques du secteur, la BMCRF a procédé à des contrôles rigoureux, sanctionnant les contrevenants. Les principales infractions relevées concernent notamment :
– l’absence d’affichage obligatoire des prix ;
– des pratiques spéculatives déguisées ;
– la vente à des prix manifestement abusifs ;
– le non-respect de l’obligation de délivrance de reçus aux clients(.
Ces manquements ont conduit à la fermeture de plusieurs établissements commerciaux et à la saisie de motocyclettes.

Cette opération, qui s’étendra à l’ensemble du territoire national, précise la BMCRF, cible tous les maillons de la chaîne de distribution : importateurs, grossistes et détaillants. Les autorités rappellent que les pratiques spéculatives constituent des infractions graves et ne sauraient être tolérées.
« Notre objectif n’est pas de compromettre l’activité commerciale, mais de protéger les familles burkinabè », a précisé Sanibè FAHO, Coordonnateur général de la BMCRF.
Il ressort qu’en cas de constatation de marges bénéficiaires jugées excessives, les engins saisis seront revendus à un prix juste, et les recettes générées reversées au Fonds de soutien patriotique (FSP).
La BMCRF met à la disposition des citoyens à toute fin utile pour signaler les cas d’abus de prix de vente des motos et d’autres irrégularités, les numéros verts : 80 00 11 84 / 80 00 11 85 / 80 00 11 86.
Il est bel et bien possible pour les commerçants de vendre les engins à deux roues à des prix et bénéfices raisonnables. La surenchère des prix à des fins narcissiques d’enrichissement à outrance, relève d’une pratique anormale à combattre légitimement par les services publics habilités pour une équité sociale et la protection des consommateurs.

Bérenger Traoré
Laborpresse.net Jeudi 17 Juillet 2025
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