Commentaire
Après avoir amorcé l’autosuffisance alimentaire en 2025 pour la population, le gouvernement du Burkina Faso veut en assurer également pour les animaux et les poissons.Ces produits pastoraux et piscicoles participent à l’alimentation équilibrée humaine.Des unités industrielles de production d’aliments pour poissons se multiplient à cet effet.
Le Premier ministre burkinabè, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a procédé, le vendredi 13 mars 2026 à Bobo-Dioulasso, à l’inauguration officielle d’unités industrielles de production d’aliments pour poissons. Cette réalisation s’inscrit dans la dynamique de transformation structurelle du secteur halieutique national et dans la mise en œuvre de l’Offensive agropastorale et halieutique engagée par le Gouvernement.

Dans le cadre de cette offensive, rapporte la Direction de la communication de la Primature, le Burkina Faso ambitionne d’atteindre une production nationale de poisson de 100 000 tonnes. Pour concrétiser cet objectif, l’activité piscicole a été renforcée par l’installation de cages flottantes sur plusieurs plans d’eau du pays. Toutefois, malgré l’engagement croissant des acteurs, la filière demeurait confrontée à une contrainte majeure : la faible disponibilité d’aliments piscicoles produits localement. Sous le leadership du Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré, le Gouvernement a ainsi consenti d’importants investissements pour lever ce goulot d’étranglement.
À cet effet, le ministère de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques (MAERAH) a mobilisé plus de 1,5 milliard de francs CFA pour l’acquisition de deux usines modernes de production d’aliments pour poissons, dont l’une est implantée à Bobo-Dioulasso et l’autre à Bagré. Chacune de ces unités affiche une capacité de production comprise entre 1,5 et 2 tonnes par heure. Une troisième unité, également installée à Bobo-Dioulasso, vient compléter le dispositif avec une capacité de production de 1 tonne par heure.

La société d’État FASO GUULGO, spécialisée dans la production d’aliments pour la volaille, le bétail et le poisson, assurera l’exploitation des deux unités de Bobo-Dioulasso. L’unité implantée à Bagré sera, quant à elle, gérée par la société d’État Faso Agropole.
L’entrée en service de ces infrastructures permettra de sécuriser l’approvisionnement en intrants essentiels, d’améliorer la compétitivité de la production nationale et d’accélérer le développement de la filière piscicole. Elle contribuera également à la création d’emplois directs et indirects, notamment au profit des jeunes.
Oscar Félix Diakité
Laborpresse.net Samedi 14 mars 2026

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