Commentaire
Au Burkina Faso, le gouvernement a redéfini les critères pour l’érection d’une localité en ville. Entre autres normes, quand une localité atteint 15.000 habitants, elle relève d’une ville, ce n’est plus un village.
Le Conseil des ministres du 04 juin 2026, a adopté un décret portant définition et catégorisation des villes au Burkina Faso.
Le Burkina Faso fait face à une urbanisation rapide, des mutations territoriales profondes ainsi que des défis sécuritaires, démographiques et socio-économiques. Cette dynamique entraîne une transformation accélérée des espaces urbains et des modes d’occupation du territoire, nécessitant un renforcement du cadre normatif en matière d’organisation et de gouvernance urbaines.
Ce décret permet, précise le gouvernement, d’actualiser la définition de la ville, devenue obsolète au regard des réalités actuelles depuis l’adoption de la Politique nationale de l’habitat et du développement urbain de 2008, et d’instituer une catégorisation des villes.
Selon le décret, est considérée comme ville :
– toute localité d’une commune de plein exercice, bâtie en continu, abritant au moins quinze mille (15 000) habitants, dotée d’un réseau d’adduction en eau potable, d’électricité et de transport, avec des activités et des fonctions des secteurs secondaire et tertiaire dominantes ;
– tout chef-lieu de commune chef-lieu de province ;
– tout chef-lieu de commune de plein exercice, quelle que soit sa taille démographique.
En outre, le décret retient trois catégories de villes. Il s’agit des villes métropole, moyenne et petite.
L’adoption de ce décret, affirme le gouvernement, permet de doter l’Etat et les collectivités territoriales d’un nouveau cadre de référence pour la planification et la gouvernance urbaines, et de promouvoir un développement territorial équilibré et durable.

Bérenger Traoré
Laborpresse.net Samedi 06 Juin 2026
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