Commentaire
Après l’adoption par le Parlement burkinabè le 29 décembre 2025 de la loi portant obligation pour les grandes entreprises, de construire un siège au Burkina Faso, place aux mesures fiscales d’accompagnement des entreprise concernées par cette obligation.
Les députés de l’Assemblée législative de transition (ALT), ont adopté le lundi 29 décembre 2025 à l’unanimité, le projet de loi portant obligation pour les grandes entreprises, de construire un siège au Burkina Faso. Ils ont, par ailleurs, approuvé par 66 voix pour et 02 contre, le projet de loi portant habilitation du Gouvernement, à ratifier par voie d’ordonnance, au titre de l’année 2026, les accords et conventions signés par le Burkina Faso avec les partenaires techniques et financiers.
Selon Madame le ministre délégué, chargé du Budget, Fatoumata BAKO/TRAORE, la loi portant obligation pour les grandes entreprises de construire un siège au Burkina Faso a pour objectif, de renforcer l’investissement immobilier. Elle vise également la création d’emplois et le renforcement de la mobilisation des ressources fiscales au niveau interne.
Pour faciliter la mise en œuvre de cette obligation par les grandes entreprises, il est prévu au niveau de la loi, des mesures incitatives, en termes d’exonérations fiscales et douanières, concernant l’achat de certains équipements. Par ailleurs, rapporte la Direction de la communication du ministère des Finances, il est fait obligation à ces entreprises, de faire appel aux entreprises nationales, pour la construction de leur siège.
La deuxième loi adoptée par l’ALT, porte sur l’habilitation du Gouvernement, à ratifier par voie d’ordonnance, les accords et conventions signés par le Burkina Faso et les partenaires techniques et financiers (PTF). Cette loi de finances donne donc l’autorisation au Gouvernement, de pouvoir rechercher des financements au niveau international.
Elle permet selon le gouvernement, de réduire les délais d’entrée en vigueur des conventions et accords de prêts signés avec les PTF, de six (06) et treize (13) mois, à (02) et quatre (04) mois.
Bérenger Traoré
Laborpresse.net Mardi 06 Janvier 2026
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