Commentaire
Le Burkina Faso renforce la sécurité et la libre circulation des personnes et des biens avec deux pays côtiers frontaliers. Ainsi, en avril 2026, après le Ghana, ce fut le tour du Togo de faire l’objet de concertations amicales entre les autorités de ces pays et celles du Burkina Faso pour la fluidité et la facilitation des transits portuaires.
Le Ministre d’Etat, Ministre de l’Administration territoriale et de la Mobilité, Emile ZERBO, et son homologue togolais des Transports, du Désenclavement et des Pistes rurales, Monsieur Comla KADJE, assisté du Ministre togolais de la Sécurité, Monsieur Calixte Batossie MADJOULBA, ont tenu, le vendredi 03 avril 2026, à Lomé, une importante réunion ministérielle consacrée à la facilitation du transit des marchandises sur le corridor Lomé-Ouagadougou.
Cette rencontre, rapporte la Direction de la communication du ministère burkinabè de la mobilité, tenue dans un esprit d’écoute et de responsabilité partagée, visait à identifier les goulots d’étranglement et à proposer des réponses adaptées aux défis persistants du transport et du commerce entre les deux pays.
La délégation burkinabè a mis en lumière plusieurs contraintes majeures affectant la performance du corridor. Parmi celles-ci, figurent les coûts élevés des surestaries, les lenteurs dans les opérations portuaires et douanières, l’insuffisance d’infrastructures de facilitation ainsi que la nécessité d’une meilleure adaptation des dispositifs administratifs, notamment suite à la réorganisation de certains bureaux de douane.
Les échanges ont également souligné l’urgence d’accélérer la mise en œuvre des décisions issues des précédentes rencontres, souvent confrontées à des retards d’exécution. La question de la coordination entre les services et de l’efficacité des mécanismes de suivi a été posée avec acuité.
Du côté togolais, les préoccupations exprimées portent essentiellement sur l’amélioration de la gestion du fret, notamment le respect des quotas et les lourdeurs administratives au niveau du Poste de Contrôle juxtaposé (PCJ) de Cinkassé. A cela s’ajoutent la fréquence élevée des contrôles routiers et l’insuffisance des infrastructures, autant de facteurs qui impactent la compétitivité du corridor.

Le Ministre d’Etat, Ministre de l’Administration territoriale et de la Mobilité, Emile ZERBO, et son homologue togolais des Transports, du Désenclavement et des Pistes rurales, Monsieur Comla KADJE, assisté du Ministre togolais de la Sécurité, Monsieur Calixte Batossie MADJOULBA, ont tenu, le vendredi 03 avril 2026, à Lomé, une importante réunion ministérielle consacrée à la facilitation du transit des marchandises sur le corridor Lomé-Ouagadougou.
Mesures concrètes
Face à ces défis, les deux parties ont convenu d’un ensemble de mesures concrètes et structurantes. Il s’agit notamment de :
– mettre en place un cadre permanent de concertation pour traiter efficacement les préoccupations non résolues ;
– opérationnaliser les mécanismes conjoints, notamment la commission de réflexion sur les transports routiers ;
– accélérer l’harmonisation des procédures douanières et rendre effective l’interconnexion des systèmes ;
– lutter contre les pratiques anormales et les tracasseries routières, en clarifiant les documents exigibles ;
– améliorer les infrastructures et les conditions de travail des transporteurs, notamment aux postes de contrôle et sur les axes routiers ;
– renforcer la transparence dans la gestion du fret et réduire le rôle des intermédiaires.
Il ressort, que les Ministres ont également convenu de tenir une prochaine rencontre dans un délai de trois (03) mois, afin d’évaluer les progrès réalisés et maintenir la dynamique engagée.
Il est évident, que le renforcement de la célérité et de la sécurité sur le corridor Lomé -Ouagadougou, contribuera à booster les activités portuaires et commerciales entre le Burkina Faso et le Togo.
Bérenger Traoré
Laborpresse.net Mercredi 08 avril 2026
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