Commentaire
Ce n’est un secret pour personne, l’eccart entre la formation académique généraliste et la pratique professionnelle est abyssal au Burkina Faso. Aussi, le gouvernement a pris diverses mesures pour promouvoir la formation professionnelle des jeunes. La première promotion du ̂́ a fait sa sortie le 27 février 2026 à Ouagadougou.

Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a présidé, le vendredi 27 février 2026, à l’École nationale d’élevage et de santé animale (ENESA) de Ouagadougou, la cérémonie marquant la fin de formation de la première promotion du Programme de reconversion des diplômés du système universitaire. Cette initiative constitue une étape significative dans la réforme du dispositif national de formation professionnelle, au service de l’employabilité des jeunes diplômés.
Face aux défis du chômage des jeunes et à l’inadéquation entre formation académique et besoins du marché du travail, le Gouvernement a fait le choix stratégique d’investir dans le capital humain, à travers la mise en œuvre du Programme de reconversion des diplômés du système universitaire.

Porté par Burkina Suudu Bawdè (BSB), établissement public de l’État créé en juillet 2023 pour contribuer à la restructuration de la formation professionnelle, le programme s’inscrit dans la vision du Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré, visant à faire de la compétence un pilier de la transformation économique nationale.
Selon le Directeur général de BSB, Kèrabouro Palé, la phase pilote, qui vient ainsi de livrer sa première cuvée, conduite d’octobre 2025 à janvier 2026, a permis de former 260 diplômés universitaires, dont 110 femmes, à travers une approche fortement axée sur la pratique, un accent particulier sur les compétences techniques, la gestion d’entreprise et la maîtrise des outils digitaux. La première promotion de ce programme innovant a été formée dans des filières porteuses (élevage et santé animale, transformation agroalimentaire, maintenance, construction métallique et électrique, technologies numériques).
Pour le Chef du Gouvernement, la formation professionnelle doit être perçue comme un instrument puissant de lutte contre le chômage, la pauvreté et les inégalités. « En investissant dans les compétences, nous investissons dans la stabilité, la croissance et l’avenir de notre pays », a-t-il déclaré. Le Premier ministre a félicité les lauréats et réaffirmé l’engagement de l’État à faciliter l’accès aux financements, notamment via les fonds nationaux dédiés à l’entrepreneuriat, tout en invitant les jeunes à privilégier des projets collectifs.

La cérémonie s’est achevée par la remise symbolique des attestations aux majors des différentes filières de formation, suivie de la visite des stands d’exposition présentant les produits et réalisations issus du savoir-faire acquis lors de la formation. Cette immersion, rapporte la Direction de la communication de la Primature, a permis au Chef du Gouvernement d’apprécier concrètement la qualité des compétences développées et le potentiel entrepreneurial des bénéficiaires, confirmant la pertinence et l’impact de cette initiative pour la transformation économique du Burkina Faso.

Oscar Félix Diakité
Laborpresse.net Lundi 02 Mars 2026
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