Brève
Le gouvernement burkinabè n’admettra plus sans conséquence, la démission d’un fonctionnaire pour lequel l’Etat a consenti des soutiens financiers pour la formation. En cas de démission avant 15 ans de services, des dommages et intérêts seront à payer au profit du trésor public.
Au titre du ministère de la Fonction publique, du Travail et de la Protection sociale, le Conseil des ministres du 4 septembre 2025, a adopté un décret instituant une clause prioritaire de servir l’État.
Selon le Ministre chargé de la Fonction publique, Mathias TRAORÉ, la clause prioritaire de servir l’État implique pour l’agent public de rester à la disposition de l’État au moins pendant 15 ans, durée nécessaire pour une retraite proportionnelle. Il précise qu’à défaut de se mettre à la disposition de l’État, l’agent se voit dans l’obligation de rembourser tous les frais de formation que l’État a engagés.
Cette clause interpelle les partisans des « postes dits juteux » en dehors des services étatiques. Si vous êtes profondément attirés par ces postes bien rétribués, rassurez de donner à César (Etat) ce qui est à César avant de démissionner de la Fonction publique.
Bérenger Traoré
Laborpresse.net Mercredi 10 septembre 2025
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