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LUTTE ANTI-COVID 19 : contribution de Notre Cause Commune (N.C.C) à la protection de l’environnement
Une forêt giboyeuse du Burkina Faso.

LUTTE ANTI-COVID 19 : contribution de Notre Cause Commune (N.C.C) à la protection de l’environnement

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Déclaration

Dans le cadre de la lutte contre le Covid 19, notre parti, très attaché à la protection de l’environnement s’est penché sur « l’impact du traitement des déchets issus des mesures anti Covid 19 sur l’environnement, ainsi que la déforestation due au traitement traditionnel de la pandémie. » Cette réflexion découle naturellement de la vision du parti en matière de gestion de l’environnement et de résistance aux changements climatiques, contenue dans son manifeste et son programme. Elle est adressée à tous, gouvernants comme gouvernés, à fin que nos comportements responsables et l’anticipation aient raison des problèmes environnementaux qui pourraient survenir. 

Le Burkina Faso, à l’instar de plusieurs pays est confronté à la pandémie du Covid-19 depuis le 9 mars 2020. En effet, à la date du 09 mai 2020, 751 cas de personnes infectées ont été enregistrés, 577 guérisons, 125 cas actifs et 49 décès.

Ainsi, cette crise sanitaire a des conséquences importantes pour tous les secteurs, y compris celui de l’environnement, qui promet d’être durablement marqué par cette épidémie.

Pour faire face à la pandémie, le gouvernement a mis en place un ensemble de mesures préventives et curatives. Ces mesures auront certainement des répercussions sur les conditions de vies des ménages et les conséquences sur l’économie du pays seront énormes. Selon le ministre burkinabè en charge du Commerce, « l’impact du Covid-19 sur l’activité économique se traduit par une contre-performance de la croissance économique de 3,5% contre 6,3% en scénario tendanciel, soit un écart d’environ 2,1 points de pourcentage ».

Cette vision du tout-économie, ne doit pas nous faire perdre de vue, les nombreux impacts sur l’environnement et le climat. Bien que des voix s’élèvent déjà sur les conséquences positives,  notamment une baisse de la pollution atmosphérique dans de nombreuses régions,  liée  à  la forte baisse des déplacements.

Danger/impacts du traitement des déchets issus des mesures anti Covid 19

Toutes les conséquences environnementales de la crise, ne sont pas positives car,  les volumes de déchets non recyclables ont augmenté. En effet, au cours de cette  pandémie d’une telle ampleur, la quantité de déchets médicaux et dangereux, va s’accroître de manière considérable.

Les gants, les masques, les lingettes, les bouteilles de désinfectant  et autres équipements de protection individuelle,  sont essentiels pour le personnel de santé,  qui lutte contre la pandémie, mais ils sont également largement utilisés par la population. Pourtant, après usage de ces équipements de protection, ils ne sont pas toujours éliminés correctement, et même qu’ils sont souvent jetés dans la nature avec des conséquences négatives sur les eaux, la flore, la faune et la lutte contre la pollution plastique.

Par ailleurs, les forêts classées, les parcs nationaux, réserves de faune et autres zones de conservation et les espèces protégées, sont menacés pendant la crise du coronavirus. Avec le confinement, les agents des eaux et forêts, protégeant l’environnement dans ces zones,  doivent rester chez eux, laissant ces zones sans surveillance. Leur absence,  va entraîner une augmentation du braconnage et de la déforestation illégale.

A mesure que la lutte contre le Covid 19 se poursuit, il est donc nécessaire que les autorités mettent en place des mesures assurant une gestion rapide des flux de déchets,  qui soit sûre et rationnelle pour la santé et pour l’environnement. Une  surveillance étroite de la qualité de l’eau de surface et des sources d’eau potable, doit être menée et renforcée.

Une mauvaise gestion,  pourrait entraîner des effets inattendus et conséquents sur la santé humaine et l’environnement. La manipulation et l’élimination définitive des déchets en toute sécurité, sont donc des éléments essentiels pour une intervention efficace dans ce contexte d’urgence.

L’Etat doit également mettre les moyens qu’il faut dans la surveillance des forêts classées, les parcs nationaux, réserves de faune et autres zones de conservation et les espèces protégées.

Impact de la déforestation due au traitement traditionnel du covid 19

Avec l’arrivée du Covid 19, la pharmacopée africaine qui occupait une place importante dans les soins de santé des populations, se trouve aujourd’hui au cœur de la recherche de médicament du traitement du Covid 19. Au Burkina Faso, la pharmacopée traditionnelle avec plus de 3000 tradipraticiens dénombrés, est une pratique ancestrale et courante de nos jours. Selon le Ministère de la Santé (2004), 2000 espèces de plantes médicinales ont été identifiées et près de 70 % de la population y font appel. Certaines d’entre elles, sont utilisées pour le traitement de maladies comme le VIH/SIDA, la drépanocytose, le paludisme, l’hépatite, les maladies diarrhéiques, les infections respiratoires.

Il n’existe pas à ce jour, de vaccin pour le traitement du Coronavirus. La course effrénée pour trouver la solution au traitement du Covid 19 est donc engagée entre les pays, les firmes de médecine moderne et aussi la médecine traditionnelle.

Au Burkina Faso, le prélèvement des plantes à des fins médicinales, même si les quantités non pas été évaluées, est reconnu comme l’une des causes principales de la dégradation de la diversité biologique des forêts naturelles et cela va s’accentuer avec cette nouvelle problématique. Les techniques de prélèvement des plantes entières, des racines, des écorces, des feuilles,  sont désastreuses et destructives des espèces végétales. Ces techniques de prélèvements anarchiques et incontrôlées,  sont à la base de la disparition ou de la raréfaction de plusieurs espèces végétales utilisées en pharmacopée traditionnelle. Cela aura certainement des répercussions désastreuses sur les forêts. Dans ces conditions, les forêts burkinabè en particulier, risquent de ne pas être capables, à terme, de satisfaire la trop forte demande de produits d’origine végétale, à usage médicinal. Les espèces rares, seront encore plus menacées et leur disparition sera dommageable à l’écosystème de même qu’à l’homme.

Il faut noter aussi,  que peu de tradipraticiens ont une fois reçu une formation sur les techniques de prélèvement des espèces utilisées en pharmacopée traditionnelle. De plus, la vente des plantes médicinales, leur procure un revenu important, d’où, la conversion de plusieurs personnes à cette activité lucrative.

La sonnette d’alarme est tirée.

Ouagadougou, le 23 mai 2020

Le Secrétariat chargé de l’économie verte et du développement durable du N.C.C

Notre Cause Commune(parti centriste progressiste du Burkina Faso crée le 29 avril 2018 à Ouagadougou.

 

15 Juin 2020                         Laborpresse.net

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