Commentaire
Le phénomène de la fraude qui constitue une sorte de cancer pour l’économie, a fait l’objet d’un colloque international à Ouagadougou. Outre les trois pays de l’Alliance des Etats du Sahel (AES) en l’occurrence le Burkina Faso, le Mali et le Niger, deux pays côtiers y ont également participé Togo également. Il s’agit du Togo et du Bénin. De pertinentes recommandations ont été faites au terme du colloque le 8 avril 2026 dont l’application peut contribuer à réduire l’impact de la fraude.
Le colloque international sur la lutte contre la fraude au Burkina Faso s’est achevé dans l’après-midi du mercredi 8 avril 2026. Cette rencontre a réuni des participants venus des pays membres de l’Alliance des Etats du Sahel (AES), mais également du Togo et du Bénin. Elle a permis de faire de nombreuses recommandations, pour limiter le phénomène de la fraude dans ces différents pays.
Ainsi, au titre des recommandations stratégiques, il a été proposé de :
-renforcer la coopération policière internationale pour cibler et réprimer la cybercriminalité ;
-intensifier les opérations conjointes pour créer un dysfonctionnement dans le réseau des fraudeurs et contrebandiers ;
-croiser les données inter agences en vue de la fiabilisation des informations sur la fraude ;
-renforcer la coopération inter institutionnelle à travers la mise en place d’une plateforme d’échange de données ;
-intégrer la lutte contre la contrefaçon dans la stratégie de lutte contre la fraude ;
-renforcer la coopération internationale pour une interaction plus fluide contre la fraude ;
-acquérir des moyens stratégiques pour une lutte adaptée contre la fraude ;
-dédier des articles scientifiques sur les différentes communications pour publication ;
-sensibiliser sur le civisme fiscal pour inciter au paiement de l’impôt ;
-spécialiser la formation des acteurs pour une détection rapide de la fraude ;
-former continuellement les agents des structures de contrôle afin de leur permettre de faire face à la fraude ;
-renforcer les capacités opérationnelles des structures de contrôle pour diminuer la pratique de la fraude ;
-moderniser le contrôle afin d’améliorer l’efficacité, la transparence et la performance dans l’action ;
-accélérer la transformation numérique pour une sécurisation des recettes ;
-moderniser les systèmes de distribution par l’utilisation de cartes pour les produits subventionnés ;
-inclure les associations des droits des consommateurs du secteur privé pour une efficacité dans la lutte ;
-judiciariser les cas de fraude en rendant les poursuites obligatoires ;
-remettre en cause l’impôt minimum de 15% de l’OCDE, au regard de la spécificité des économies africaines ;
-prévoir un régime fiscal particulier pour les entreprises numériques locales pour une incitation au civisme fiscal ;
-mettre en place une équipe pour élaborer la stratégie globale de lutte contre la fraude et appeler les politiques pour une mise en œuvre des recommandations.
Le ministère burkinabè de l’économie et des Finances a piloté ce colloque international.

Oscar Félix Diakité
Laborpresse.net Samedi 11 avril 2026
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