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 Problématique du nomadisme politique au Burkina : mettre fin à l’hypocrisie politique
Des participants au dialogue politique du 17 au 19 juin 2021 au Burkina Faso.

 Problématique du nomadisme politique au Burkina : mettre fin à l’hypocrisie politique

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ÉDITORIAL

Le nomadisme politique a constitué l’un des points de discorde dans le dialogue politique du 17 au 19 Juin 2021.La fourberie de nombreux politiciens,  ne permet pas de mettre fin à la transhumance politique, car parmi ceux qui fustigent cette situation, figurent les instigateurs profiteurs.C’est le comble de l’hypocrisie politique au Faso sur cette question.

  L’alternance démocratique présente des avantages, en ce sens qu’il permet à des acteurs politiques égotistes et mesquins, de subir le revers de la médaille , pour se rendre compte des abus de pouvoir qu’ils perpétraient contre autrui et d’en subir parfois les conséquences.Ainsi, sous la IVè république au Burkina Faso depuis  02 Juin1991,le pays a connu deux vagues d’alternance.Une alternance insurrectionnelle les 30 et 31 Octobre 2014,  avec la chute du pouvoir Compaoré.Ensuite, une alternance supposée démocratique , avec les élections d’exclusion de 2015 pour le scrutin couplé présidentiel et législatif,  qui a installé au pouvoir le président Kaboré.Si les régimes politiques ont connu des changements, il n’en est pas exactement de même avec les acteurs politiques dont les figures emblématiques sont restées les mêmes qui ont opéré des migrations de partis.

Pour mieux comprendre la problématique du nomadisme politique, il sied de poser la question légendaire de savoir à qui profite le crime ?

Généralement, des militants de partis qui aspirent à des postes électifs, institutionnels ou à des avantages pécuniaires, démissionnent de leurs partis d’origine pour s’affilier aux partis au pouvoir.

Souvent, ce sont des caciques du pouvoir, dans l’optique de renforcer leurs bases électorales, qui misent sur de grands moyens pour débaucher des cadres populaires de partis adverses.

Il existe aussi des cas de figure, où des cadres méprisés des partis au pouvoir, claquent la porte pour rejoindre les rangs de l’opposition et défier le pouvoir dans des circonscriptions électorales.Ainsi, le nomadisme politique au Burkina Faso a trois formes.

Les acteurs politiques ne condamnent réellement pas le nomadisme politique quand ils en profitent.C’est lorsqu’ils en sont victimes, qu’ils s’agitent dans des dénonciations tonitruantes via les médias.

Que faire ?

Les adhésions aux partis politiques étant libres, il en devrait être de même pour les démissions pour respecter les choix démocratiques.Il convient , de revoir les balises.Les mandats électifs sont jusqu’à présent la propriété des partis et non celle des élus.Ainsi, quand un élu démissionne de son parti d’origine sous la bannière duquel il a été élu, son suppléant prend sa place.Ni le parti au pouvoir, ni aucune personnalité ou structure,  ne devrait constituer un obstacle à l’application stricte et immédiate de cette réglementation.

Les fils du dialogue étant déjà rompu à l’avance par une partie de l’opposition burkinabè pour la suite du dialogue politique des 3 et 4 juillet 2021, un consensus ne pourra être dégagé sur la problématique du nomadisme politique.En effet, le Chef de File de l’Opposition Politique (C.F.O.P) et la trentaine de partis y affiliés, ont décidé de boycotter le second tour de ce dialogue politique.En lieu et place,ils organisent des marches dites pacifiques de protestation au plan national , sur la situation sécuritaire chaotique du pays sous le régime du président Kaboré.Visiblement, c’est le réveil des démons de la rue,  qui tend à devenir la culture de la gouvernance de la rue au Burkina  depuis le déclic donné par l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014.A qui la faute, serait t’on tenté de s’interroger ? La faute, à priori aux dirigeants amnésiques des crises politiques dans le pays,  qui ne savent pas tirer leçon des erreurs passées et qui restent aveuglement arc-boutés à la préservation de leurs intérêts personnels et claniques, au mépris des causes collectives.

Le Burkina Faso n’a pas besoin de s’enliser dans des crises politico-économiques et de subir le spectre malien d’éternels recommencements.Les dirigeants ont intérêt à comprendre, qu’elles sont les premières victimes, quand les peuples se révoltent.Mieux vaut jouer aux pompiers qu’aux médecins après la mort.

Laborpresse.net

26 Juin 2021

Marche à Titao,chef lieu de la province du Lorum dans la partie nord du Burkina.Marche du 26 juin 2021 contre les attaques terroristes récurrentes.

Marche de protestation à Kaya le 26 juin 2021 contre l’insécurité.Des femmes déplacées internes et balayeuses de rues au premier plan.

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Un commentaire

  1. Connaissant les mentalités des acteurs de la classe politique burkinabè, le pouvoir et ses convives, au lieu de chercher à trouver des solutions aux critiques objectives formulées sur les questions sécuritaires et la gouvernance, risquent de vouloir faire des marches de réplique.Le scénario des marches-meetings de rivalités entre l’opposition et la majorité avant l’insurrection de 2014, ont été des pertes de temps et d’argent en occultant la résolution des problèmes posés.Il faut faire grandir les mentalités.

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