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23/10/2019
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Dr Pierre  Claver Damiba , un modèle rarissime de lutte contre la corruption au Burkina Faso
Dr Pierre  Claver Damiba

Dr Pierre  Claver Damiba , un modèle rarissime de lutte contre la corruption au Burkina Faso

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Confidentiel

Dans l’émission télévisée African Golden de septembre 2019 sur BF1, Dr Pierre Claver Damiba était le conférencier sur le thème Jeunesse, éducation et développement. Il a fait des exposés sur les modèles asiatiques de développement axés sur la culture, la rigueur dans le travail, qui a permis à des pays comme le Japon,  d’atteindre un niveau élevé de progrès économique et social. Il a mis en exergue les nombreuses potentialités économiques de l’Afrique,  qui sont mal ou sous-exploitées. Il est indigné, que des pays africains,  dont le Burkina,  qui ont la possibilité de fabriquer sur place de simples vélos, préfèrent commander des vélos asiatiques appelés France-au revoir. Très indigné par ce constat parmi tant d’autres, il a fait savoir,  que s’il était au pouvoir, il ferait arrêter l’importation de ces vélos,  pour relancer l’usine nationale de vélos abandonnée à Bobo-Dioulasso. Parlant de la gangrène de la corruption qui mine le développement de l’Afrique, il a cité en toute modestie,  son propre cas de refus de la corruption. En effet, il a  fait savoir, que lorsqu’il était à la tête de la BCEAO, il a eu des problèmes avec feu le président togolais Eyadema,  qui voulait des pots de vin sur la construction du siège de la BCEAO au Togo. Il dit avoir refusé cela,  en disant à l’ex président togolais, qu’il ne peut pas prendre l’argent qui appartient à plusieurs états pour la cause d’un individu. Il fut alors convoqué par Eyadema en présence de son chef d’Etat-major des armées,  qui l’ont copieusement insulté. M.Damiba , a alors expliqué ses déboires à son président de l’époque, le général Aboubacar Sangoulé Lamizana (ex-président de la Haute-Volta, actuel Burkina Faso),  qui a dépêché un émissaire par avion spécial pour le rencontrer. L’ex –président ivoirien Félix Houphouët Boigny ,  a ensuite proposé à monsieur Damiba un autre poste à la Banque mondiale. De nos jours, très peu de cadres africains,  n’auraient même pas attendu que l’ex-président togolais leur exige une commission ; ils auraient eux-mêmes pris l’initiative d’aller proposer les pots de vin au timonier d’alors, qui était très craint,  et espérer en retour, être dans ses grâces pour bénéficier de quelques ‘’kilogrammes ‘’de FCFA. Il faut éviter d’exiger de l’argent au préalable pour donner un marché. Cependant, si dans l’esprit de la tradition africaine, un prestataire content du travail qu’il a réalisé sous votre autorité, vous offre un présent, que vous êtes libre d’accepter ou non, cela ne doit pas être considéré comme une corruption, n’en déplaise aux hypocrites chargés de lutter contre la corruption,  qui sont souvent eux-mêmes des corrompus tacticiens.

De nos jours, de nombreuses élites africaines au pouvoir et dans l’administration publique,  cultivent beaucoup plus les réflexes de l’enrichissement personnel au détriment du développement économique de leurs Etats. C’est pourquoi, ils pactisent avec des investisseurs en acceptant des contrats miniers et autres peu avantageux pour leurs pays, juste parce que leurs besoins personnels en sont satisfaits. Tant que les élites africaines ne privilégieront pas l’intérêt général à celui personnel, le continent continuera de souffrir de la mauvaise gouvernance et la misère des populations ira crescendo avec tous les risques de révolte populaire tôt ou tard.

Il est très facile de critiquer que de donner soi-même l’exemple des bonnes actions recommandables. Au Burkina Faso, les valeurs patriotiques prônées par le défunt président Thomas Sankara, qui avaient été abandonnées par les valets locaux de l’impérialisme, reviennent dans de plus en plus dans les habitudes. C’est le cas pour le port du textile national Faso Dan-Fani qui est à la mode de nos jours grâce à l’impulsion de la transition en 2019. M.Damiba refuse de consommer le riz importé au profit du riz local burkinabè. C’est un exemple pratique du slogan « produire et consommer burkinabè » qui devrait inspirer la jeunesse burkinabè pour un changement de mentalité et de comportement afin de booster un développement durable du Burkina Faso qui dispose d’énormes atouts mais manquent de bons capitaines pour piloter le navire du développement.

Laborpresse.net        07 Octobre 2019

 

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